Depuis l’élection de Louis Aliot aux élections municipales de 2020, Perpignan est devenue la plus grande ville de France gérée par l’extrême droite. Pendant six ans, cette commune a fait office de laboratoire pour le Rassemblement national (RN).
Cela a notamment été le cas en 2023, quand Gabriel Attal, alors ministre de l’éducation nationale, avait interdit le port de l’abaya pour les élèves. Cette année-là, Louis Aliot va plus loin et propose de mettre en place l’uniforme obligatoire dans les écoles de la ville. Un projet qui fait pschitt face aux refus de la majorité des établissements.
Quant à la question de la sécurité, cheval de bataille de longue date de l’extrême droite, Louis Aliot a renforcé les effectifs de la police municipale dès sa prise de fonctions, pour lutter contre le trafic de drogue. Nos confrères de Blast avaient révélé que la plupart des nouveaux agents municipaux étaient d’anciens policiers nationaux qui attendaient leurs mutations dans le sud de la France. Depuis lors, ces policiers municipaux ne cessent d’être épinglés dans la presse pour leur violence lors d’interpellations.
Aujourd’hui, Louis Aliot est candidat à sa réélection, alors que l’affaire des assistant·es européen·nes du RN n’est toujours pas jugée définitivement. En première instance, il avait été condamné à trois ans d’inéligibilité non assortis d’exécution provisoire, ce qui lui permet de conserver son siège à ce jour. Devant les juges d’appel, en janvier, le maire de Perpignan, présumé innocent, a encore peiné à justifier le contrat d’assistant parlementaire européen qu’il avait signé avec un permanent du Front national en 2014. Dans sa ville, cette affaire ne semble avoir que peu d’impact.
L’interview fimée d’Alain Jimenez dont est issue ce résumé est visible sur Médiapart dans un dossier en accès libre intitulé » Municipales : les dossiers à la carte «































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