Municipales 2026 : Les drapeaux de l’Europe et de l’Ukraine disparaissent d’une mairie passée au RN

par | 28 mars 2026 | Place aux lecteurs

A peine élu à la tête de la ville de Harnes (Pas-de-Calais), le nouveau maire Rassemblement national a fait descendre les drapeaux de l’Europe et de l’Ukraine pour ne laisser que celui de la France au fronton de l’Hôtel de ville.

Harnes, une commune du Pas-de-Calais de 12.000 habitants, la liste du Rassemblement national a été élue dès le premier tour des élections municipales avec 50,29 % des voix. Ainsi, c’est Anthony Garenaux-Glinkowski, 34 ans, qui s’est installé dans une mairie aux mains du PS depuis 2008 et, avant cela, dirigée par des maires communistes depuis 1944. Et la première mesure de l’élu RN a été de ne laisser au fronton de la mairie que le drapeau tricolore.

« S’agit-il vraiment d’un choix politique assumé… ou simplement d’un passage en machine à laver ? », s’est interrogé le PCF local, mardi, après avoir constaté la disparition des drapeaux ukrainien et européen des mâts où ils flottaient de part et d’autre du drapeau français. Une question purement rhétorique, les communistes ayant parfaitement à l’esprit qu’il s’agit d’un « signal politique fort à la population, en écho aux positions portées au niveau national par le Rassemblement national ». Un signal « de repli, là où d’autres choisissent l’ouverture et la solidarité », écrivent-ils sur leur page Facebook.

« Souverainiste » revendiqué

La disparition de ces drapeaux n’a effectivement rien à voir avec une nécessité de les passer en machine. A nos confrères de la Voix du Nord, Anthony Garenaux-Glinkowski a confirmé une volonté politique dans ce geste. Se revendiquant « souverainiste », l’élu a affirmé qu’il considérait « qu’un seul drapeau doit flotter sur les bâtiments publics ». Le drapeau tricolore s’entend.

Alors même que son parti a fait, depuis quelque temps déjà, une croix sur ses espérances de « Frexit », le maire RN de Harnes a expliqué la disparition du drapeau européen par le fait que les habitants de la ville avaient voté « très majoritairement » non au référendum sur le traité établissant une constitution européenne en 2005.

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