Par le referendum du 29 mai 2005 les Français devaient accepter ou refuser le projet de traité donnant une Constitution à la Communauté européenne.
Ce choix était capital : D’une part ce nouveau traité abolissait et remplaçait tous les traités européens antérieurs. Pas moins. D’autre part donner une Constitution à la Communauté européenne c’était transformer le marché commun en Etat supranational. Les 27 nations membres devraient se soumettre à ce nouvel Etat. Excusez du peu…
A la question capitale qui leur était posée les Français répondirent NON. Les Hollandais et les Irlandais, consultés eux aussi par referendum répondirent NON eux aussi. Catastrophe pour les milieux dirigeants. Comment contourner, sans en avoir l’air, la volonté des peuples ?
A l’initiative de Nicolas Sarkozy, expert en magouilles, le texte du traité constitutionnel fut réécrit sans modifier son contenu. C’était la même piquette, dans une autre bouteille et avec une autre étiquette.
Pour éviter que le nouveau texte, rebaptisé « Traité de Lisbonne », soit lui aussi rejeté par le peuple, au lieu de le soumettre à referendum, on le fit adopter par le parlement. Un coup d’État de velours mais un coup d’État quand même.
Si aucun parti politique ne commémore actuellement le referendum de 2005 c’est que tous les partis politiques qui existaient alors furent tous complices du coup d’État.
Aujourd’hui nous assistons à un autre coup d’État : c’est la mise en œuvre dictatoriale du traité de libre-échange avec le MERCOSUR alors que la France tout entière s’y oppose, alors qu’il n’a été ratifié par aucun Etat membre de l’U.E. et alors que le Parlement européen (même lui !) a déféré ce projet de traité à la justice.
Et si nous fêtions l’anniversaire du referendum du 29 mai 2005 par un café citoyen extraordinaire ?
Robert Clavijo


































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