Béziers a une particularité, celle d’avoir un maire de droite extrême et un maire d’extrême droite depuis 6 mandatures. Malgré cet état de fait, rare en France, les Biterrois ne s’étaient pas dotés d’un collectif pérenne rassemblant toutes les associations et collectifs qui luttent indépendamment contre les idées et la gestion de l’extrême droite. Le projet d’un collectif anti extrême droite à Béziers est lancé. Les participants ont exprimé leur envie de retrouver et faire vivre un Béziers résistant.
La rencontre proposée le samedi 11 avril avait plusieurs buts :
– échanger sur les pratiques et faire réseau avec d’autres associations organisations partenaires animées par le même combat
– acter le principe de création d’un collectif biterrois contre l’extrême droite.
Dans un premier temps, des représentants du collectif anti extrême droite de Montpellier et de Sète, du collectif technopolice de Montpellier et celui de l’observatoire des libertés de Montpellier sont venus nous rendre compte de leurs activités (à écouter dans un podcast sur ce même site).
Des activités très variables qui vont de l’organisation d’évènements à des actions de terrain dans les quartiers et sur les marchés pour les collectifs sétois et montpelliérain.
Des activités beaucoup plus ciblées sur le tout sécuritaire pour le collectif Techno police et la défense de l’État de droit pour l’Observatoire des libertés.
Cette présentation faite, les associations et collectifs biterrois représentés (LDH, amis de la MAM, EVAB) ont évoqué leurs activités.
Très vite la question d’une centralisation de nos activités biterroises autour d’objectifs communs a été posée.
Nous y avons répondu par un souhait commun d’œuvrer ensemble tant pour des questions de résistance que de perspective.
Un premier rendez-vous a été pris pour travailler à la mise en place de la déclinaison locale d’une quinzaine antifasciste qui va se dérouler dans le département de l’Hérault à la rentrée prochaine.
Une réunion va être convoquée pour évoquer les formes de cette participation ainsi que la structuration du collectif biterrois contre l’extrême droite et ses objectifs.

Nous rendrons bien entendu compte de cette évolution sur notre site.
La volonté unitaire affichée de faire ensemble permettra-t-elle de rompre avec une « tradition » biterroise de fracturation de la vie politique ? Cette « tradition » a largement pesé dans les défaites politiques passées, nous ne pouvons que nous féliciter qu’espérer qu’elle soit enrayée aux niveaux citoyen et associatif.
Reste maintenant à la faire exister et vivre, c’est la tâche de l’heure.
L’intervention de la police municipale en début de rencontre dans les locaux de la Cimade est venue rappeler à tous les participants l’urgence qu’il y avait à engager cette démarche unitaire. (notre photo)
Un participant à notre rencontre accusé sous un faux prétexte par la police municipale d’achat de stupéfiant a été menacé d’être exfiltré et arrêté.
Comme pour Rima Hassan à Paris la police municipale n’a rien trouvé sur lui.
Au même moment même où le maire de Béziers accuse sur CNEWS les militants LFI : « d’être des drogués ».
Cet épisode nous dit une chose du fonctionnement de l’extrême droite : quand un courant est attaqué, les autres suivent.
C’est déjà une raison suffisante pour s’unir, ce n’est pas la seule.
Écouter la réunion-débat
Témoignages des collectifs et associations invités
Questions de la salle et réponses des invité.e.s

































Total Users : 1084051