par Isidore et Clémentine

Poème écrit à deux mains, exemple d’écriture à contrainte :

une liste de mots et la forme de l’alexandrin étaient imposées.

Au sortir de la nuit, qui déchire le voile
Ombre crissante : la crête noie l’étoile
Et tranche le ciel : encre bleue, encre noire
Coule sur l’Atlas, dessine un monde sans fard
Et roulent les têtes et dévalent les rivières !
Débarrassées du fil que coupèrent les moires
S’éclatent en poumons dynamités des fumoirs.
S’agrègent alluvions en catacombes affligées
Corps fumeux décapités, têtes aux paupières
— Ouvertes : que voient-elles ?
Une fête funeste.
D’indéchiffrables victoires aux murs des cavernes
S’agitent comme une muleta dans l’arène
Soulèvent la poussière en exhalaison d’étoiles
Piègent le jour, tendent le voile.
— Vient la nuit.


Si ces jeux d’écriture vous tentent, soumettez-vous avec délices aux contraintes proposées pour le prochain numéro du mois d’octobre dans l’article « Le grand jeu d’écriture poétique » à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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