Une nouvelle internationale fasciste est en gestation entre Washington et Tel-Aviv. Une internationale ou d’un point de vue économique et militaire seul le rapport de forces commande. Au milieu du bruit des bottes et des bombes il faut savoir repérer l’espoir. En ce début d’année 2026 l’espoir vient de New York.
Plus précisément du New York de Mamdani. Sa récente intronisation comme maire, fait penser à la ballade enchantée de Jacques Higelin : « Paris / New York, New York / Paris » (1). Une chanson où il disait son ennui d’être à Paris et son espoir venu du Minnesota.
Quelques décennies plus tard, nous avons droit à une sorte de clip politique de cette célèbre balade.
À Paris, devant un feu de cheminée éteint, Macron imperturbable continue de psalmodier ses vœux à la nation.
À la fin de son monologue, on comprend que ces vœux sont pour lui-même et pas pour son pays.
À New York, de l’autre côté de l’Atlantique, sans cheminée, dans la rue, par un froid glacial, des milliers d’habitants fêtent l’intronisation de leur maire.
Dans ces deux moments quasi simultanés, il règne d’une part une ambiance crépusculaire de fin de règne et de l’autre un immense espoir de changement.
N’en doutons pas ce qui se passe en ce moment à New York est historique.
Le nouveau maire de la plus grande ville du monde s’affiche comme socialiste démocratique. Il a remporté l’élection avec un programme radical de satisfactions des besoins élémentaires.
Tout ça, excusez du peu, dans la ville de la première bourse mondiale : Wall Street.
Au pays du néo-fasciste Trump, le vent se lève contre le Trumpisme dans une nouvelle version de « socialisme ou barbarie ».
Car avec l’élection de Zohran Mamdani comme maire de New York c’est toute une vague socialiste qui se dessine.
Élire un maire musulman d’origine indienne aux USA est déjà un sacré pied de nez aux fascistes de tout poil.
Quand on sait qu’en plus ce maire soutient la cause palestinienne et affiche sa volonté de redonner la priorité aux plus défavorisés. On comprend que quelque chose d’important se passe à New York.
Signe d’un mouvement de fond « l’exemple Mamdani » est en train de faire tache d’huile aux USA.
À New York toujours, mais dans le Bronx, André Easton d’origine jamaïcaine mène campagne pour : « Faire payer les milliardaires », « voter socialiste », « stopper la guerre contre l’Amérique noire ».
En Géorgie, un État du sud, l’élue pro-palestinienne Ruwa Romman est candidate au poste de gouverneur.
Dans les « États bascule » réputés modérés qui déterminent l’issue de l’élection présidentielle, de jeunes progressistes remportent des succès notables dans plusieurs scrutins locaux.
La progression de cette gauche radicale ne se fera pas d’un claquement de doigts.
Le « socialisme de révolution » en gestation aux USA se veut porteur de réformes radicales. Il aura la lourde tâche d’affronter « l’establishment » financier des milliardaires et politique du parti démocrate.
Si nous voulons surfer sur la même vague en France, nous savons ce qu’il nous reste à faire : éteindre la télévision, descendre dans la rue, rencontrer les gens, tracter, faire voter les abstentionnistes, favoriser les candidatures larges, unitaires et alternatives dès les prochaines municipales.
(1) À écouter ci-dessous :




























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