C’est beau ce qui se passe quand l’ordre commence à dérailler. Des choses petites mais inouïes, qui rompent l’enfermement résigné et l’atomisation dont les pouvoirs font leur pouvoir. Ici des agriculteurs amènent des paniers de légumes aux cheminots en grève ; là un restaurateur libanais distribue des falafels aux manifestants nassés ; des étudiants rejoignent les piquets ; on verra bientôt des particuliers ouvrir leur porte pour cacher des manifestants de la police. Le vrai mouvement commence. D’ores et déjà nous pouvons dire que la situation est pré-révolutionnaire. À quelles perspectives fait-elle face ? Se peut-il qu’elle puisse se débarrasser du « pré- » pour devenir pleinement révolutionnaire ?
Brèvinfo du 8 septembre – Gauche, droite : oui, voter change vraiment quelque chose
Aucun gouvernement ne fait disparaître à lui seul le capitalisme, les rapports de classe ou le pouvoir des grandes fortunes. Mais de là à conclure que tous se valent, il y a un gouffre. Salaires, protection sociale, fiscalité, droits fondamentaux, immigration,...























