Risques environnementaux liés au lithium

par | 8 février 2026 | Écologie

La transition énergétique implique d’extraire d’ici 2050 plus de métal – non renouvelable – que l’homme n’en a
extrait depuis les temps préhistoriques et ce alors que l’extraction minière est sans doute l’activité humaine la
plus impactante à court et très long terme.


Les pratiques minières sont destructrices et polluantes, elles comptent parmi les plus violentes de toutes les
activités humaines et provoquent des phénomènes que les humains sont incapables de maîtriser.
La production de CO2 associée à l’extraction, la transformation, le transport des substances métalliques
requises alimente le changement climatique qu’elle est censée contrer.
Les BESOINS son t’ils LÉGITIMES ?


Les mines sont ici un héritage environnemental et humain très lourd, qu’il s’agisse de l’instabilité des sols, des
volumes de stériles miniers et résidus de traitement ainsi que des pollutions qu’ils génèrent. La rémanence des
impacts des mines bien après la fin de l’exploitation, passée sous silence par les autorités, est importante, et
seules les populations locales en supportent les conséquences, sans soutien de la solidarité nationale.
L’activité minière exerce une pression très forte sur les ressources en eau et en énergie du territoire.
Les gisements aisément accessibles à forte concentration en minéraux sont à présent épuisés. Il faut donc
creuser de plus en plus profond, et utiliser des techniques d’extraction chimique de plus en plus agressives pour
extraire des minéraux présents en quantités infimes dans la roche. Ces produits, acides, hydrocarbures,
cyanures, ainsi que la mise à l’air libre de grandes quantités de roches jusque-là inertes, contaminent l’air, les
rivières et les eaux souterraines.
Les stériles et résidus restent visuellement et chimiquement là. Le foncier perd toute possibilité de valorisation
agricole, forestière, d’accueil d’activités nouvelles. Les conséquences à terme sur l’eau (quantité et qualité) sur
les productions vivrières, sur la santé publique sont méconnues alors qu’elles vont persister sur une très longue
durée


EAU :
L’impact principal de forages concernent l’eau (volume d’eau consommé, impact sur la qualité, risque pour les
captages d’eau potable, les forages d’eau souterraine et les zones humides…)
Les extractions conduisent à des modifications de la circulation de l’eau souterraine, en débit et surtout en
qualité.
Les eaux qui percolent les stockages de stériles et digues de stockage de résidus humides sont très fortement
acidifiées et chargées en métaux lourds et produits chimiques utilisés pour le traitement. Elles représentent un
risque majeur pour les milieux aquatiques à l’aval. Elles polluent donc à très long terme. Aucune activité
minière ne finance les traitements nécessaires sur cette échelle de temps.
Ces pollutions « historiques » limitent les usages de l’eau des secteurs concernés.


Déchets :
L’activité minière est avant tout une industrie du déchet dangereux. En effet, les métaux ne se décomposent
pas et ne sont pas non plus biodégradables. Au mieux, le métal « cible » ne représente que quelques centaines à
quelques dixièmes de gramme par tonne de minerai extraite ; plus de 95, voire 99% du volume extrait n’est pas
utilisé ou traité et constitue des déchets plus ou moins toxiques (soit des stériles, soit des résidus de
traitement). Plus le processus d’affinage avance moins la quantité de déchet est élevée, mais plus ces déchets
sont toxiques.
Les résidus miniers sont ce qui reste après le traitement du minerai et l’extraction du métal cible qui implique
l’utilisation de réactifs chimiques. Il s’agit généralement d’acides (sulfurique, chlorhydrique, nitrique etc.), de
bases (soude, etc.), de cyanure de sodium (pour l’or mais aussi pour la flottation de certains métaux), de
xanthates (toxiques à < 1mg/l pour les organismes aquatiques, nombreux cas de contamination de cours d’eaux
à l’aval de mines), d’hydrocarbures, etc… Ces opérations génèrent d’importants volumes de résidus, quelquefois
secs mais généralement boueux qui sont généralement stockés derrières des retenues, dont la résistance aux
fuites ou aux ruptures n’est pas acquise, l’objectif étant qu’ils se compacifient par évaporation ou drainage,
réduisent légèrement en volume et qu’il soit possible d’en rajouter davantage… Les statistiques mondiales
concernant les ruptures de digues à résidus donnent, pour les 30 dernières années, une moyenne de 2 à 5
ruptures majeures par an, soit une fréquence dix fois supérieure à celles de barrages hydrauliques
conventionnels. Les conséquences en termes de pollution chimique sont colossales, impossibles à éliminer et
perdureront pendant des millénaires a minima.
La réglementation impose aux exploitants de la mine une obligation de gestion des déchets pendant 30 ans
alors qu’ils restent toxiques et continuent de polluer pendant des siècles, voire des millénaires
Le pétitionnaire doit prouver qu’il possède les capacités techniques et financières notamment pour assumer ses
obligations en termes de sécurité, protection de l’environnement, etc. Vu les impacts actuels des anciennes
mines fermées mais toujours extrêmement polluantes, on peut s’interroger sur la capacité à réglementer de
tels phénomènes.
Pour pouvoir engager les travaux d’extraction, le pétitionnaire est soumis à autorisation environnementale avec
production d’une étude d’impact (dont il est le commanditaire !) et généralement enquête publique conjointe
avec celle de la concession.


L’après-mine :
La gestion de l’après-mine prévoit dans des cas rarissimes, l’expropriation en cas de risque menaçant gravement
la sécurité des personnes. Dans la pratique, les propriétaires de biens contaminés ne parviennent jamais à
obtenir une expropriation et sont condamnés à vivre en état de siège, conformément aux « Conseils sanitaires
destinés aux personnes vivant sur ou à proximité de sols fortement concentrés en métaux et métalloïdes (afin)
de diminuer son exposition et celle des siens au quotidiens » diffusés par les Agences Régionales de la Santé, ces
recommandations visant à limiter leur exposition aux polluants présents dans les poussières des sols. Elles
imposent des contraintes fortes dans la vie quotidienne des personnes concernées sur :

l’aménagement et la jouissance de leur propriété : surfaces imperméables à l’extérieur, pas de contact des
enfants avec la terre ou l’herbe, pas d’animaux domestiques dans le logement…
Il incombera désormais à la personne contaminée de prouver qu’elle a scrupuleusement pris en compte les
recommandations des autorités sanitaires, faute de quoi, le responsable … ne le sera pas
Tous les dépôts de stériles d’excavation, de résidus de traitement, de résidus de fonderie, les digues et
installations hydrauliques, les terrains contaminés, etc. relèvent du code de l’environnement et ne sont pas
considérés comme pouvant être à l’origine de dommage minier.
IL N’Y A PAS d’après-mine HEUREUX.

Collectif Stop – TARANIS de Bretagne

Pour les contacter :https://www.stop-taranis.org


Partager sur

En Bref

< Retour à l'accueil

L'agenda Culturel

L'agenda Militant

Lettre d'informations En Vie à Béziers

Pour recevoir notre lettre hebdomadaire

[sibwp_form id=1]

La Revue de presse

Dessins et photos d'actualités

Le mot du maire de Béziers

En vie à Béziers Adhésion et/ou dons !

Le coin des lecteurs

BARDELLA AU CAP D’AGDE

Aux Syndicats, UL et US. Aux membres de la CE de l’UD. Chèr·es camarades, L’Union départementale CGT de l’Hérault appelle l’ensemble de ses militant·es et syndiqué·es à participer au rassemblement qui aura lieu samedi 07 février au Cap d’Agde (10h30, angle Rambla du...

Jacqueline Granier, tête de liste « apolitique » à La Salvetat

Avis aux habitants de La Salvetat, Jacqueline Granier, tête de liste soit disant " apolitique" à La Salvetat sur Agout dans les hauts-cantons de l'Hérault menait campagne pour Eric Zemmour lors des présidentielles de 2022. Je tiens à disposition une photo qui le...

Résumé des vœux du maire de Vias

Jordan Dartier (Maire de Vias)Bonsoir à toutes et à tous.cher Aurélien Lopez-Liguori, merci Aurélien de nous faire l'amitié d'être là ce soir etje vais te demander de venir avec nous sur scène tous les applaudissements de lasalle.En matière d'environnement, nous...

Compte rendu de la réunion du candidat RN Pacull à Sète

vendredi 23 janvier 20026, se tenait à la salle Tabouriech deSète , la première réunion du candidat du RN , SébastienPacull , soutenu par le mouvement d’Eric Zemmour,Reconquête et celui de Marion Maréchal « Identité-Libertés)Il y avait environ 200 personnes, beaucoup...

Au bout du fil de la presse libre

Condamnation de l'antifasciste Maja T. en Hongrie : "L'Allemagne s'est bien gardée d'intervenir" (Courrier international)

Des médias pour s'armer contre l'extrême droite

 

 

L’association a bénéficié en 2018 et 2019 du fonds de soutien aux médias d’information sociale de proximité / Ministère de la culture

Nombre de visites

Nombre de visites

1061679
Total Users : 1061679

dimanche 8 février 2026, 18:54

Invité de la rédaction