Devoir de mémoire : les barricades de Parme

par | 10 décembre 2022 | Société

(A relire) « Si Parme arrive à vaincre, les subversifs de toute l’Italie vont relever la tête »

Italo Balbo, lieutenant de Mussolini, journal, août 1922,

Début août 1922, Parme est la seule grande ville italienne qui résiste à Mussolini. La grève générale nationale annoncée est annulée par peur des représailles fascistes. Parme, bastion prolétaire, se retrouve seule à résister au fascisme.

Mussolini charge son bras droit Italo Balbo d’écraser la ville insoumise. Entre 10 et 15 000 fascistes en arme venus de toute l’Italie, promettent un bain de sang à la population de Parme.

Dans Parme, Guido Picelli organise depuis plusieurs mois la défense de la ville. Il assigne des tâches précises, met en œuvre un plan de guérilla urbaine. Parme se hérisse de tranchées, de fossés, de barricades, de barbelés.

La ville est défendue par la population de la ville et une milice unitaire les « Arditi del Popolo ». Tous se préparent depuis 14 mois pour un affrontement armé frontal qu’ils savent inévitable.

Profitant, comme dans toute l’Italie, de la passivité bienveillante de l’armée et de la gendarmerie, les fascistes attaquent par vagues successives durant cinq jours. Toutes ces attaques sont repoussées. Les fascistes battent en retraite et leurs chefs décident de mettre fin à leur projet de « raser Parme ».

Sur la base de cette victoire qui stoppe l’offensive fasciste, Guido Picelli lance un appel en direction des dirigeants sociaux-démocrates, communistes et syndicaux. Il leur propose d’appliquer au niveau national la stratégie de Front unique antifasciste qui vient de réussir à Parme.

Tous font la sourde oreille et tournent le dos à l’expérience victorieuse.

Trois mois plus tard, Mussolini lance la marche sur Rome et devient Premier ministre.

 

Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur Guido Picelli et la théorie du « Front Unique Antifasciste », lire l’article de Yorgos Mitralias sur son blog dans Mediapart.

Partager sur

En Bref

< Retour à l'accueil

L'agenda Culturel

L'agenda Militant

Lettre d'informations En Vie à Béziers

Pour recevoir notre lettre hebdomadaire

[sibwp_form id=1]

La Revue de presse

Dessins et photos d'actualités

Le mot du maire de Béziers

En vie à Béziers Adhésion et/ou dons !

Le coin des lecteurs

Pour emmerder la droite jusqu’à la gauche votez Blondeau !

Le slogan de campagne de la liste LFI de Saint Pons décline ainsi trois robustes évidences. - Mieux vaut en rire, des Bolorés des champs. - Assécher le marigot nuit aux crocodiles ( à Saint-Pons il y a encore un piquet Gilles et John chaque samedi). - la corruption à...

NPA Béziers solidarité avec LFI

Le NPA Béziers, solidaire de la France Insoumise Après les événements qui se sont déroulés à Lyon le 12 février 2026, la classe politique dominante et médiatique a concentré toutes ses forces pour acculer la France insoumise. La droite extrême et l’extrême droite...

Le mot de Thierry Mathieu

Mercredi dernier avait lieu le débat des municipales à Béziers. Quatre grandes questions étaient posées aux candidats. Quatre sujets essentiels pour l’avenir de notre ville.J’y suis allé avec une intention simple : répondre. Dire où nous en sommes. Dire ce que je...

Le Printemps de Béziers // Communiqué de presse : Ciné-essai

Bonjour, veuillez trouver notre communiqué de presse : " Oui, nous installerons une salle de cinéma ciné-essai à Béziers ! Une pétition circule pour demander à ce que Béziers se dote d’une salle de ciné-essai en centre-ville et Le Printemps de Béziers souscrit...

Au bout du fil de la presse libre

Des médias pour s'armer contre l'extrême droite

 

 

L’association a bénéficié en 2018 et 2019 du fonds de soutien aux médias d’information sociale de proximité / Ministère de la culture

Nombre de visites

Nombre de visites

1067468
Total Users : 1067468

jeudi 26 février 2026, 4:33

Didier Ribo

Description de l'auteur de l'article - co-fondateur du journal majoritaire de Béziers