Si l’on peut constater que le RN continue d’approfondir son empreinte locale souvent au détriment de la droite dite républicaine, que la gauche résiste globalement, il n’y a pas de bouleversement.
L’effondrement de LFI souhaité par une bonne partie des médias et des partis centristes (gauche ou droite) ne se produit pas. Son socle électoral non seulement résiste mais aussi progresse lorsque ses listes font de bonnes campagnes, ce qui en fait un élément indispensable pour des alliances gagnantes au second tour.
On voit que malgré les oukases de la droite du Parti socialiste, les accords se multiplient dans plusieurs grandes villes. Le bémol étant que ces pactes ne semblent pas vraiment sincères mais commandés par la nécessité.
Parmi les autres tendances qui se confirment, la progression visiblement inexorable de l’abstention en particulier chez les jeunes. Les propositions des politiques ne correspondraient pas à leurs préoccupations. Encore faudrait-il les connaître et visiblement aucun parti n’a su percer ce mystère.
Plus globalement, la culture et le goût du politique semblent reculer au profit d’un individualisme forcené qui est certainement la plus grande victoire du capitalisme.
Enfin, reste un des enjeux de ces élections locales : le troisième tour lors des sénatoriales.
Nous risquons d’avoir de mauvaises surprises à l’automne.
En effet ces nouveaux élus des communes rurales seront les grands électeurs qui seront appelés aux urnes et parmi eux nombre de RN déguisés en divers droite ou sans étiquette comme par exemple à La Salvetat sur Agout ou à Cabrerolles.
Même si les campagnes pèsent moins qu’avant dans les sénatoriales, leur appoint peut être décisif dans ces élections à huis clos où tous les arrangements sont permis.































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