Non, non, pour notre édito de la semaine on ne va pas relever le sexisme ordinaire du joueur de tennis Adolfo Daniel Vallejo. D’abord on aurait l’impression de suivre la roue d’Aurore Bergé. Et puis il s’est excusé, il l’avait mauvaise d’avoir perdu, il ne faut pas lui en vouloir. GRrrrrrr.
La vérité c’est que cette attaque contre l’arbitrage d’une femme ne vole pas plus haut qu’une balle de tennis. Elle a été lancée de toute mauvaise foi. Mais elle a visé juste. Comment ne pas se sentir atteinte en tant que femme quand on voit corréler les compétences d’une arbitre à son genre ? Dominé par son adversaire, le tennisman a joué la carte de la domination masculine, histoire de se remonter les coucougnettes.
À propos de compétences la titularisation des accompagnantes d’élèves en situation de handicap est enfin sur le bureau du Ministre. Il serait temps. On parle du second métier de l’Éducation nationale, non seulement privé du statut de fonctionnaire, mais aussi toujours payé au lance pierre. Néanmoins le Ministre a bien du mal encore à reconnaître pleinement leurs compétences. Elles n’en feraient pas assez. Leurs missions d’accompagnantes ne suffiraient pas à justifier d’être titularisées, il faudrait qu’elles accomplissent d’autres missions de vie scolaire ou de périscolaire pour entrer dans le Saint des Saint.
Et encore pas toutes : 10 à 20% seulement seraient titularisées. Expliquez-nous cette demi décision, Monsieur le Ministre, pourquoi toutes les AESH ne méritent-elles pas un vrai statut de la fonction publique, parce que femmes ou parce qu’accompagnantes d’élèves en situation de handicap ? De quelle discrimination votre arbitrage relève-t-il ?
A croire que ce genre d’arbitrage ne devrait pas être confié à un homme.

































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