Édito – Trump, ce malade qui gouverne !

par | 21 juin 2026 | Edito

Quand  Pierre Accoce et  Pierre Rentchnick ont publié en 1996 « Ces malades qui nous gouvernent », ils n’auraient jamais imaginé que 30 ans plus tard, c’est de maladie mentale qu’il faudrait parler en évoquant le cas de Donald Trump. Ils écrivaient : « Il faut tenir compte de la mentalité très particulière de ces malades qui nous gouvernent et qui refusent d’une part, de considérer leur état de santé comme incompatible avec la direction d’un pays ou d’une armée, et d’autre part, d’admettre que les conséquences de leur maladie peuvent être graves pour leurs concitoyens ».

En 2007, Pascal Sutter affine la réflexion, il publie « Ces fous qui nous gouvernent » en utilisant la psychologie pour comprendre les hommes politiques.

Il écrit : «Le pouvoir est une drogue qui rend fou quiconque y goûte, à moins qu’il ne faille être fou pour accéder au pouvoir, suffisamment mégalomane pour viser les sommets, un peu paranoïaque pour se jouer des trahisons, légèrement psychopathe pour éliminer ses adversaires… »

Tous les jours , le monde attend le dernier « tweet » (sur son propre réseau social) de ce fou furieux pour guetter sa nouvelle lubie, démentant le lendemain ce qu’il avait proclamé la veille, utilisant les adjectifs les plus dithyrambiques pour parler de ses actions (fantastiques) , ses décisions (historiques), son comportement (unique et exemplaire) ou encore le rôle historique (le plus important depuis que le monde est monde) de celui que certains présentent même comme le nouveau messie.

On est tombé bien bas ! La vie politique américaine est en jachère car ce « malade » est quand même le président élu dans ce que certains appellent encore la plus grande démocratie du monde !

Nous ne ferons pas ici la liste des dernières « folies » de notre trublion mais le stade MMA à la Maison Blanche, son effigie sur les billets de banque, son nom partout et tout le temps ne sont pas le signe d’une personne équilibrée. Le pire c’est quand même ses échecs évidents en politique internationale. Facilement manipulable, humilié en permanence, aveugle de sa propre inutilité malfaisante, obnubilé par le fric, plus personne ne prend en compte ses déclarations ou ses rodomontades, dans des moments télévisuels burlesques sachant évidemment, qu’elles seront démenties dès le lendemain.

Nous sommes inquiets pour la situation au Proche Orient, en Ukraine, en Afrique, à Cuba, à Taiwan (qu’il semble abandonner à la Chine). Nous étions inquiets sans Trump, nous le sommes encore plus avec lui aux manettes. Car la forme ne doit pas cacher le fond. Bien évidemment la gestion pathologique par Donald Trump de la politique américaine reste fidèle à ce qu’elle a toujours été. Il défend comme ses prédécesseurs à la Maison Blanche un capitalisme affamé et conquérant, impérialiste et ultralibéral uniquement tourné vers les profits d’un système devenu lui aussi complètement « fou », incontrôlable, incontrôlé, sans foi ni loi.

Le protocole d’accord signé récemment avec l’Iran est un fiasco diplomatique même si on se réjouit que cesse le fracas des armes. La crédibilité de Donald Trump ne semble pas pourtant être entamée quand on constate la flatterie dont l’entoure ses « alliés » européens.

Nous pensons au « Principe de Peter » qui considère que chacun a « tendance à s’élever jusqu’à son niveau d’incompétence », Donald Trump a fait exploser ce principe car il y a bien longtemps qu’il a atteint ce niveau.

On dit souvent qu’on a « les dirigeants qu’on mérite ». Nous souhaitons que les américains se ressaisissent en infligeant rapidement un camouflet cinglant à cet enfant capricieux et vaniteux qui, lui, ne les mérite pas. Ça ferait du bien au monde entier !

(1) Dans un entretien croisé avec Guy Bedos, Boris Cyrulnik affirmait que la quasi totalité des gouvernants sont des pervers narcissiques. ICI

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dimanche 21 juin 2026, 20:32

La Rédaction