L’Insee vient de publier ses hypothèses quant à l’évolution démographique de la France. Il en ressort qu’à l’horizon 2070, la population aura diminué de plus de trois millions d’individus et ce malgré un solde migratoire positif. De fait le solde naturel est dès maintenant négatif : il y a plus de décès que de naissances.
La décroissance devrait s’amorcer à partir de 2037. Ceci est évidemment une hypothèse moyenne basée sur l’évolution du taux de fécondité, de la mortalité et du solde migratoire.
Plusieurs choses interrogent sur ces calculs.
Le taux de fécondité est censé se stabiliser à partir de 2028 à 1,45 enfant par femme. L’évolution de l’espérance de vie est calculée je cite « en prolongeant la baisse des risques de décès par sexe et âge au même rythme que durant les 20 dernières années (hors années 2020-2022, marquées par une surmortalité exceptionnelle due au Covid). »
Quant au solde migratoire lui aussi semble selon les statistiques proposées se stabiliser à 150 000 personnes par an.
On ne sait si le chiffre de 1,45 enfant par femme est basé sur une estimation du désir de maternité ou sur les conséquences de tous les produits chimiques répandu dans les eaux, la nourriture et l’air qui menacent la fécondité.
Il en est de même pour l’espérance de vie que l’on calcule en faisant abstraction de la pandémie de Covid alors que tous les experts s’entendent pour dire que ce genre de catastrophe est appelée à se reproduire.
Enfin, en ce qui concerne l’immigration, l’avenir politique nous dira ce qu’il en est du solde : positif ou négatif.
2070 pourrait compter une population bien moindre si tous ces facteurs se cumulent.
Ceci dit, la décroissance de la population n’est peut-être pas en soi une mauvaise chose, les animaux arrivent à se réguler naturellement, les hommes devraient bien y arriver.



















