Enquête

À aucun moment de l’exode, Perpignan ne sera concernée par le flux massif des républicains espagnols. Tout est organisé pour que la capitale de la Catalogne-nord soit tenue à l’écart de la déferlante.

C’est paradoxalement en Cerdagne, région de haute montagne des Pyrénées-Orientales, que le passage au poste-frontière entre la France et l’Espagne est le moins accidenté.

Un jour de février 1939, Louis Calvet se rend à sa grange de Saletes située à 2 bonnes heures de marche du village. Là, il découvre, stupéfait, qu’une vingtaine de personnes y ont trouvé refuge.

Située tout au fond de la vallée du Vallespir, Prats-de-Mollo était en 1939 un cul-de-sac.

Très petit village (348 habitants en 1939), connu pour être le plus méridional de France, Lamanère est un ancien site minier qui va voir affluer des milliers de réfugiés qui passent à pied par le col de Malrem à 1400 mètres d’altitude.

Qui aurait pu imaginer qu’à Saint-Laurent-de-Cerdans, qui n’est relié par aucune route avec l’Espagne, cheminant sept heures dans les montagnes, passeraient une quarantaine de mille réfugiés.

À l’écart des grands axes routiers et ferroviaires, La Vajol et Las Illas, deux communes de moyenne montagne des Albères vont entrer dans l’histoire de la Retirada.

De toutes les routes de la Retirada, celle qui mène au Perthus sera évidemment la plus empruntée et la plus dangereuse.

Seul port d’importance situé à quelques encablures des eaux espagnoles, Port-Vendres va naturellement voir arriver de nombreux réfugiés ayant pris la mer pour fuir le péril franquiste.

Deuxième ville après Cerbère, Banyuls n’est pas à proprement parler une ville frontière. Mais à l’arrière, sur les crêtes, le col de Banyuls a uni depuis toujours les deux versants des Albères.

Ironie du sort, Cerbère est le nom du chien à 3 têtes qui, dans la mythologie grecque, garde la porte des enfers.

Entre janvier et mars 1939 des centaines de milliers de républicains espagnols, fuient le franquisme, traversent les Pyrénées catalanes dans la neige et le froid.

« Les stades peuvent être utilisés à d’autres fins que sportives ». Il y a plusieurs choses à apprendre de l’expérience de l’Unité populaire au Chili : particulièrement une, la lutte des classes peut se transformer en guerre des classes.

«Démophobie néolibérale». À Vina Del Mar, à quelques encablures de Valparaiso, s’est tenu un congrès régional de la Société du Mont-Pèlerin du 15 au 19 novembre 1981. Les représentants des principaux courants du néolibéralisme mondial y étaient présents pour dénoncer en chœur le « danger démocratique » et se féliciter du nouvel ordre chilien instauré par Pinochet.

La Constitution de 1980 ou la « Constitution-piège ». Avant le coup d’État, le Chili n’avait connu que trois constitutions : celle de 1818, celle de 1833 et celle de 1925. C’est par le plébiscite du 11 septembre 1980 (sept ans jour pour jour après le coup d’État) que sera approuvée la Constitution qui est toujours en vigueur.

L’idéologie de la junte militaire et la réorientation de 1975

La doctrine de la junte militaire chilienne, telle qu’elle est présentée dans un ouvrage collectif « Nuestro camino » est déclinée sur des bases ultraconservatrices, totalitaires et libérales. Le néolibéralisme vient s’adjoindre ultérieurement aux autres doctrines.

Le coup d’État, ses préparatifs et le rôle de l’impérialisme. Pour certains observateurs, la victoire de l’Unité populaire sonnait comme le début d’un nouveau cycle en Amérique latine : car à la fin des années 1960, la stratégie du foyer de guérilla (foco) faisait encore figure de substitut au réformisme qui privilégiait la voie électorale.

(1) Le général, le prix Nobel et la Dame de fer.                                                                                                                                                                                                                                                                             Trente ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale nous retrouvons d’autres protagonistes du libéralisme autoritaire (*). Ils se nomment maintenant néolibéraux et engagent le travail de remise en cause des conquis sociaux. Ces fils spirituels de Carl Schmitt se regroupent sous le vocable de « Chicago boys ».

Dans ce sixième et dernier extrait de lecture, Grégoire Chamayou pose une question fondamentale au libéralisme autoritaire : en quoi peut-il être un rempart contre les « démocraties illibérales » ?

Dans un chapitre de son livre, intitulé : « l’impasse d’une stratégie », Grégoire Chamayou, mesure les effets des réformes engagées par les libéraux autoritaires en Allemagne. La comparaison avec notre actualité est frappante.

Chamayou nous indique dans son livre que l’année 1932 offre une sorte d’alignement des planètes aux libéraux autoritaires allemands.

Si 1932 est l’année de naissance du libéralisme autoritaire en Allemagne, Grégoire Chamayou, nous explique que sa gestation remonte à la crise économique de 1929.

Nous continuons à suivre Grégoire Chamayou dans son analyse du libéralisme autoritaire.

Le libéralisme autoritaire prôné actuellement en France par Macron a une histoire qui trouve son origine dans les années 1930 en Allemagne. Cette origine est brillamment racontée par Grégoire Chamayou.

Ce que Robert Ménard ne vous dira pas au conseil municipal et à la télévision sur la situation en Ukraine.

Fin 1943 la nomination de Joseph Darnand, déjà secrétaire général de la milice, comme « secrétaire général au Maintien de l’ordre » acte la bascule définitive de Vichy dans un régime policier.

Le Reich considéra immédiatement que l’exploitation économique de la France était un des gains essentiels de sa victoire militaire.

La réquisition de main-d’œuvre fut rapidement exigée par le Reich quand les travailleurs allemands furent mobilisés sur le front de l’est.

Ceux qui prirent les armes en solidarité avec les nazis ne représentent pas quelques milliers d’agités. Les historiens estiment au bas mot leurs effectifs à 50 000 engagés.

Il existait une base sociale au régime de Vichy. Les historiens les appellent les « maréchalistes ». C’était des admirateurs inconditionnels du père de la nation, du « vainqueur de Verdun ».

De l’été 1940 à l’été 1943, l’Algérie se donne avec ferveur à la « Révolution nationale » voulue par le Maréchal Pétain. Une ferveur à peine entamée par le débarquement allié du 8 novembre 1942, qui n’est pas immédiatement suivi d’un changement politique.

Pour les nazis et pour Vichy, les médias étaient un secteur stratégique qui devait être contrôlé. L’occupant prit la question à la base en prenant le contrôle de tous les médias. Vichy, de son côté géra les miettes que lui laissa l’occupant nazi.

Le terme « collaborationniste » désigne ceux qui étaient convaincus de la victoire du Reich et voulaient la conforter. Ils exerçaient une pression constante sur le régime de Vichy pour qu’il s’engage totalement dans une collaboration économique et politique avec le régime nazi.

Pour ce qui concerne les deux religions majoritairement pratiquées en France, catholicisme et protestantisme, les positionnements sont dissemblables. Si durant les années vichystes le protestantisme se singularise par des formes de résistance; il n’en est pas de même pour le catholicisme.

Pour Berlin, un des points non négociables de la collaboration d’État à État était la sécurité des troupes d’occupation en zone nord, donc le strict maintien de l’ordre dans la zone occupée. De ce point de vue, Vichy offrait quelques garanties aux dignitaires du Reich.

Dés leur arrivée au pouvoir, les autorités de Vichy ont pratiqué une politique dite de « l’antisémitisme d’État » qui prolongeait la croisade antisémite des mouvements d’extrême droite depuis les années 1890 et l’affaire Dreyfus. Prétendant que l’influence politique, sociale et économique des juifs était démesurée, plusieurs « statuts des juifs » ont été promulgués par Vichy.

En France le terme « Collaboration » est employé pour la première fois par le maréchal Pétain dans une allocution radiophonique le 30 octobre 1940 : « J’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration ». Il rajoutait dans la même allocution une phrase qui allait s’avérer être lourde de sens : « dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen ». Cette formule excluait tout double jeu.

Le nouveau cycle de conférences : « Béziers libère la parole de l’extrême droite » délocalisé à la Médiathèque André Malraux devait : « … revisiter le sort d’Olympe de Gouges et le replacer dans les massacres républicains de 1792 … ». Le procureur de la Révolution Française invité à grand renfort de publicité (René Viennet) a réussi à faire fuir les 80 personnes présentes. Mener une croisade culturelle, comme dirait Richard Vassakos, ça ne s’improvise pas !

Les nuages noirs continuent de s’amonceler sur la place du 14 juillet et sur la médiathèque André Malraux à Béziers. Depuis l’élection du maire de Béziers à la présidence de l’agglomération, au printemps 2020, la croisade culturelle avait particulièrement touché l'organisation de la M.A.M. : départ forcé de l’ex-directrice, suppression de plusieurs services, diminution drastique du budget, restriction des horaires d’ouverture au public, réorganisation des services, départ ou mutation de nombreux cadres ou salariés.

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