Enquête

Qu’on se le dise : ce n’est pas au maire actuel de Béziers qu’on doit la rénovation des habitats et le ravalement des façades du centre-ville. Mais le discours de "reconquête" du centre-ville tenu par Robert Ménard coïncide avec le programme national de rénovation de 40 quartiers en France lancé en 2010 (1), sous le gouvernement précédent et signé pour notre ville par Raymond Couderc. On met en avant une volonté de "résorber l’habitat indigne" (2) pour surtout le "remettre sur le marché".

Les réalisations ont démarré en 2012 et devraient se poursuivre jusqu’en 2017. Des villes comme Aix-en-Provence ou Bordeaux ont été retenues, mais aussi Carcassonne ou Marignane. Les 9 signataires de l’OPAH (3) biterroise, appelée « Cœur vivant », sont l’État, la Ville, la Communauté d’agglomération, le Conseil général, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, l’Agence nationale de l’Habitat, Action logement (1% logement), l’Office Public de l’Habitat et la Sebli. Autant dire que ce plan, qui s’inscrit dans un cadre légal, relève d’une politique nationale. Elle est gérée et financée localement par des agences nationales, des collectivités territoriales et une société d’économie mixte.
Le promeneur ne peut que se réjouir. Quel plaisir de marcher au milieu de ces façades rénovées. On dirait que Béziers prend un bain de jouvence. Un vrai ménage de printemps. Béziers sortirait-elle de son hibernation ? Béziers nettoyée, Béziers karchérisée. Aïe Aïe. Pourquoi ce mot vient-il à l’esprit soudain briser l’enthousiasme ? Pourquoi ce ravalement de façades donne-t-il soudain l’impression d’une OPA sur la ville ?
C’est que dans le programme même de rénovation nationale est inscrite en filigrane une volonté de gentrification : on restaure l’habitat et on remplace/déplace les habitants, conformément à une logique imaginaire de territoires perdus. Tout d’abord si on l’examine, ce programme ne concerne que les quartiers anciens de centre-ville, dont le parc immobilier est "de mauvaise qualité, insalubre", "l’occupation très sociale (sic)", "l’environnement urbain déqualifié", pour reprendre ses termes (3). La caution écologique est donnée par la lutte contre le gaspillage énergétique et l’étalement urbain (1). Il s’adresse - parmi tous les habitants d’un quartier - essentiellement aux propriétaires ou aux commerçants et cherche à attirer de futurs acquéreurs. L’aide à la rénovation de ces habitats anciens peut aller jusqu’à 50 000 euros, nous apprend le site de la mairie de Béziers. Le Midi Libre du 21 décembre 2013 raconte par exemple qu’un parisien a acheté un appartement sur les allées Paul Riquet pour le prix de 147 200 euros, soit 1 000 euros le m2. Il a réalisé 10 477 euros de rénovation, dont 9 964 subventionnés par l’Agglomération. À ces subventions s’ajoute la possibilité de bénéficier de l’aide fiscale Malraux.
Dans le programme est inscrit une politique de relogement. En théorie "un logement occupé recyclé entraîne la réalisation d’un logement social", comme "base de négociation" (4). Mais rien ne dit que ce logement social sera créé dans ladite zone. Quand on analyse la carte qui établit le planning prévisionnel du PNRQAD de Béziers (5), les espaces nouveaux dévolus au logement social sont très limités et éloignés du cœur de ville, comme les 30 appartements sociaux prévus dans le bâtiment rénové de l’îlot Alma-St-Saens sur la façade arrière. En effet la loi mobilisation pour le logement et lutte contre l’exclusion du 25 mars 2009, dite loi MOLLE (sic), à l’origine du PNRQAD, a modifié le code de l’urbanisme. On ne réserve plus un pourcentage d’une action immobilière à "des catégories de logements locatifs", mais le PLU a la possibilité de délimiter les secteurs où ce pourcentage va s’exercer (6). La politique affichée par le PNRQAD de maintien des habitants de ces quartiers (1) semble donc concerner davantage les propriétaires occupants, dont 250 à Béziers sont concernés par ces aides financières, ainsi que 140 propriétaires bailleurs. Il s’agit bien d’inciter les classes aisées à revenir ou à se maintenir en centre-ville. La redynamisation des commerces et les politiques culturelles vont dans ce sens. Il faut créer un cadre de vie qui corresponde à des marqueurs socio-culturels déterminés. On peut en voir un signe dans l’article de l’Hérault tribune du 19 juin 2016 pour qui la rénovation des Halles échappe à toute polémique. L’exonération de loyers de 6 mois proposée par la ville aurait permis de "redynamiser" les halles et d’en faire "l'endroit où il faut être vu". Le caractère propret actuel des halles contraste en effet singulièrement avec l’ambiance authentique qui pouvait y régner il y a encore quelques années, même s’il y a longtemps qu’elles ne sont pas ouvertes à toutes les bourses.
Cette volonté de gentrification qui relève de l’ordre symbolique comme de la spéculation financière contenue dans ce plan de rénovation des centres ville apparaît clairement sur les immenses panneaux promotionnels qui dissimulent les devantures de tous les commerces vides de Béziers, mis en place par la société mixte la SOCRI, suite à un appel d’offre de la mairie. Elles ont fonction de trompe-l’œil. Certaines valorisent classiquement le patrimoine local architectural ou viticole. Mais plus intéressant c’est la classe sociale et le mode de vie mis en scène qui sont parlants, bien éloignés de l’hétérogénéité et du cosmopolitisme biterrois. La SOCRI, propriétaire de père en fils des Polygones à Montpellier depuis 1975, Béziers depuis 2010 et depuis cette année Cagnes-sur-Mer, a d’ailleurs lancé en février un vaste programme de développement à l’échelle nationale ayant pour visée de "conseiller" les collectivités désireuses de revaloriser leur centre-ville. C’est pourtant à Béziers la création du Polygone qui avait désertifié le centre-ville. La boucle est bouclée.
Néanmoins au milieu de ces belles façades rénovées biterroises le promeneur peut constater à mille signes que la population dans son ensemble ne se porte pas mieux et que les inégalités sont juste plus apparentes.

Sources et notes :
(1) Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés. Pour une présentation officielle : http://www.logement.gouv.fr/le-pnrqad-revitaliser-le-coeur-de-la-ville
(2) Voir l’article « Taudis, la Mairie contre-attaque ! » et son indécente couverture dans le Journal de Béziers n°30.
(3) Opération programmée d’Amélioration de l’Habitat
(4) La présentation officielle originelle : PNRQAD_Presentation_fevrier_2010.pdf
(5) http://www.ville-beziers.fr/cadre-de-vie/programme-national-de-requalification-des-quartiers-anciens-degrades
(6) Pour une interprétation juridique des modifications apportées au code de l’urbanisme : http://www.eurojuris.fr/fr/collectivites/urbanisme/travaux-publics-construction/articles/a7717#.V1vVuMJJmP8

Qu’on se le dise : ce n’est toujours pas au maire actuel qu’on doit la continuité de la rénovation du cœur de ville, ni celui du quartier de la Devèze. Nous évoquions le PNRQAD (1) dans la 1ère partie de Façadisme (se reporter au journal web sur envieabeziers.info), dont la rénovation de la place des Chaudronniers et l’aménagement de l’esplanade Rosa Parks, sont des exemples. Ce programme s’est poursuivi et a abouti à un vaste programme national de rénovation des quartiers dits prioritaires, le PNRU puis le NPNRU (2), qui portent sur ces deux quartiers à Béziers.
Le NPNRU dont Emmanuel Macron a doublé le montant, passant de 5 à 10 milliards, est financé par Action Logement, le descendant du 1% patronal pour 7 milliards, 1 milliard par l’État et 2 milliards par les bailleurs sociaux. Le groupe Action Logement, dont le nouveau président est Joël Chéritel, membre actif du Medef, président du Medef Bretagne, est tout à fait gagnant en la matière : 60% seront distribués à l’ANRU (3) et 40% sous forme de prêts bonifiés aux offices HLM. En outre en contrepartie Action Logement recevra 1,4 millions de m2 de terrains ou droits à construire cédés pour 1 euro symbolique et 32 700 logements sociaux réservés dans et hors ANRU (4). 
Pour Béziers, la convention pluriannuelle 2019-2024 a été signée le 27 février 2019 entre les différents partenaires pour un montant de 147 millions d’euros. L’agglomération participe à hauteur de 11 millions, la ville de 6,8 millions. L’investissement de la ville porte sur la reconstruction de l’école des Oliviers (3,5 M), sur des aménagements urbains (1,8 M) et sur la construction de la nouvelle salle ASB Gym (800 000 euros) dans le quartier de la Devèze (5). L’incendie criminel la nuit d’Halloween de l’école des Tamaris, située dans le même quartier, et le coût de sa reconstruction risquent de perturber ce budget et d’obliger la municipalité à investir davantage dans les écoles que le maire actuel ne l’a fait jusqu’à présent.
L’objectif de ce programme, outre qu’il permet de nourrir la filière du bâtiment, est comme nous le dénoncions déjà dans le 1er volet, de gentrifier ces quartiers dits prioritaires. Il ne s’agit pas d’offrir la possibilité aux habitants de vivre une vie meilleure en développant l’emploi et l’action sociale, mais de vider ces quartiers d’une population déclassée considérée comme responsable de la dégradation et de la disséminer ailleurs. Le maire allait tout à fait dans ce sens quand il a fait voter la fin des subventions allouées au centre social Arc-en-ciel dont l’action était reconnue à la Devèze. À lire de près le protocole de préfiguration de cette convention qui date du 24 février 2017 (6), le but est de détruire des logements sociaux ( Les fameuses barres de HLM ) pour les remplacer par de l’habitat résidentiel pour ce qui est de la Devèze et favoriser l’implantation massive de propriétaires occupants pour le cœur de ville. D’un côté un quartier de classe moyenne, de l’autre de classe moyenne supérieure. 581 logements sociaux vont ainsi être détruits à la Devèze avec pour règle de ne pas les remplacer. Seules exceptions à cette règle : la construction de la Villa Rosa (60 logements sociaux) et les Jardins d’Athéna (68 logements sociaux réservés en partie aux seniors) (7). Mais si ce programme est très précis sur la question des démolitions et des reconstructions ou rénovations résidentielles, il l’est beaucoup moins sur le relogement et la nouvelle implantation des populations concernées, donc les plus défavorisées par le système économique libéral actuel. On peut imaginer qu’en dehors de quelques dizaines d’habitants qui bénéficieront des quelques logement sociaux construits dans Béziers, c’est vers la périphérie de la ville que ces démolitions les poussent.
Si on résume, d’un côté des enjeux financiers énormes qui intéressent grandement le patronat et le secteur du bâtiment. On ne peut s’empêcher de penser que ces enjeux ne sont pas localement sans lien avec le meurtre de Murat Arikan en août 2019 et plus récemment une alerte à l’engin explosif dans la boîte aux lettres d’un autre membre de cette même famille. La famille Arikan, entrepreneurs du bâtiment, implantée depuis une vingtaine d’années dans le biterrois, a largement profité de ces plans d’aménagement sous la municipalité de Couderc comme celle de Ménard, puisque c’est leur holding, A et F construction, dont le chiffre d’affaires s’élève à 12 millions d’euros, qui a aménagé l’esplanade Rosa Parks et a construit le marché couvert. C’est aussi aux frères Arikan que le conseil municipal a vendu sans passer par un appel d’offres un terrain sur lequel vont être construits les logements sociaux de la villa Rosa (8). 
De l’autre côté une population reléguée, largement brocardée par la municipalité, qui n’a plus sa place dans le tissu économique, mais pas plus dans le tissu social et urbain. On ne s’étonnera pas alors que l’insécurité sociale entraîne des actes criminels comme celui de l’incendie symbolique d’une école. On nous rétorquera que c’est du bon sentiment. On répondra que c’est du pragmatisme.
Dans tous les cas ces faits divers révèlent l’envers du décor de ces rénovations de façade.

Sources et notes:

(1) Programme National de Requalification des Anciens Quartiers Dégradés
(2) (Nouveau) Programme Nationale de Renouvellement Urbain
(3) Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine
(4) https://www.banquedesterritoires.fr/lanru-action-logement-et-letat-fixent-dans-leur-nouvelle-convention-le-financement-du-npnru
(5) « Rénovation urbaine : un lifting à 147 millions d’euros pour le centre-ville de Béziers et la Devèze », Fiona Urbain, Ecom News, 27 février 2019.
(6) Protocole de préfiguration des projets de renouvellement urbain co-financé par l’ANRU. Février 2017.  
(7) Dossier de presse de l’agglomération Béziers Méditerranée « le renouvellement urbain à la Devèze ». Mars 2019
(8) « Immobilier à Béziers : on prend les mêmes et on continue. », Emmanuelle Boillot, Midi Libre, 31 mars 2016.

 

Voilà donc 5 ans que nous vivons au rythme des bobards de Robert Menard.

Le plus gros et le plus indigeste d’entre eux est l’appropriation de Béziers et de ses habitants par la formule répétée en boucle sur tous les plateaux télés parisiens, "Dans ma ville...".

Les élections au conseil communautaire de 2020 sont des élections à haut risque. Sur l’ensemble de l’agglomération, aux élections européennes de 2019, le FN / RN a obtenu 39,2 % des votes et arrive largement en tête. Sur certaines communes il dépasse la barre des 40% comme à Cers (47,5%), Valras (46,7%), Villeneuve les Béziers (45%), Lieuran les Béziers (43,1%) . . . Certes, l’abstention massive pèse sur ces pourcentages et on peut difficilement comparer deux types d’élections, mais il est évident que l’agglomération biterroise peut basculer à l’extrême droite.

par Didier

VICTOIRE DES ABSTENTIONNISTES ?

L’ancrage du FN / RN dans la ville de Béziers est réel, il suffit pour s’en convaincre de constater qu’il est arrivé en tête dans les 54 bureaux de vote de la ville, soit dans leur totalité.

Par Didier

SUR LA VILLE DE BÉZIERS.

En termes de suffrages obtenus le FN / RN est le premier parti sur la ville. D'une élection sur l’autre il progresse de 1179 suffrages. On peut toutefois se demander si c’est lui qui tire R. Ménard en avant ou R. Ménard qui booste le FN / RN ?

Par Didier

Le F.N progresse partout. . . Sauf à Béziers ! Avec 6 820 147 voix (soit 15,23 % des inscrits) au second tour des élections régionales, l’extrême droite fait mieux qu’à la présidentielle de 2012 où elle avait recueilli 6 421 426 voix (soit 13,29 % des inscrits), résultat aux présidentielles qui était le vote de référence en France. Dans la nouvelle région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées, Louis Alliot a recueilli 653 573 suffrages quand sa compagne en avait eu 644 965 en 2012. De plus, entre le premier et le deuxième tour des régionales, le FN gagne des voix dans toutes les régions hormis l’Île de France et la Corse (172 450 suffrages en plus dans notre nouvelle région).

Par Didier

Dans un numéro précédent, Didier nous avait présenté Marinaleda, cette petite ville d'Andalousie – 3 000 habitants – où l'on cultive la solidarité, le social, le partage du travail. Séjournant en ce mois de juin en Andalousie, il m'a semblé intéressant d'en savoir davantage, de voir vraiment à quoi ressemblait Marinaleda, ce qui s'y passait.  

Par Jean françois Gaudoneix

Le 24 mai 2015 dans une ambiance de liesse populaire généralisée, les électeurs de Valence (Espagne) et de la communauté autonome mettent fin à 24 années de règne sans partage de l'aile droite affairiste du Parti Populaire sur la ville, et à 20 ans de gouvernance de droite sur la généralité.

par Didier

Les ressemblances entre les gestions FN de Béziers et Beaucaire posent la question d’une « labélisation » du parti d’extrême droite tant les similitudes municipales sont récurrentes. On peut se demander si dans sa grande inventivité le parti de la fille du père ne donne pas dans le copié / collé municipal à l’échelle nationale.

Par Didier

Ce comparatif va tenter de mesurer les évolutions des scrutins 2012 et 2017 dans des villes de taille moyenne administrées par le F.N. Pour des raisons de taille de l’article nous nous sommes cantonnés aux mouvements électoraux importants les autres sont quasiment identiques.

Par Didier

Dans le comparatif suivant nous vous proposons de repérer les différences entre les deux dernières élections présidentielles sur les bureaux de vote de Béziers. Et d’en tirer bien entendu quelques enseignements.

Par Didier

Comment expliquer les succès du Front National dans le biterrois ? Au soir du dimanche 30 mars 2015, la sentence tombe : dans les 3 cantons du biterrois le FN gagne au deuxième tour des départementales.

Par Didier

Depuis les victoires municipales et départementales du FN en mars 2014 et 2015, une question est posée aux progressistes biterrois : une situation identique à celle d'Orange est-elle en gestation dans la ville et ses environs ?

Les 3 mandats consécutifs de R. Couderc à la mairie de Béziers ont précipité la victoire du FN aux dernières municipales. Nous allons voir comment et pourquoi.

Par Didier.

Robert Ménard, s'il orchestre la propagande d'extrême-droite à Béziers, révèle combien les politiques de sécurité menées depuis trente ans sous les différents gouvernements, ont permis sa légitimation.

Par M.R.V

Le F.N progresse partout. . .  Sauf à Béziers ! Avec 6 820 147 voix (soit 15,23 % des inscrits) au second tour des élections régionales, l’extrême droite fait mieux qu’à la présidentielle de 2012 où elle avait recueilli 6 421 426 voix (soit 13,29 % des inscrits), résultat aux présidentielles qui était le vote de référence en France. Dans la nouvelle région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées, Louis Alliot a recueilli 653 573 suffrages quand sa compagne en avait eu 644 965 en 2012. De plus, entre le premier et le deuxième tour des régionales, le FN gagne des voix dans toutes les régions hormis l’Île de France et la Corse (172 450 suffrages en plus dans notre nouvelle région).

Par Didier,

Imaginez une petite ville de la Drôme provençale, située aux portes du pays de la Clairette de Die, 1 199 habitants, une école primaire et maternelle, de nombreux commerces dans un centre vivant et un maire du parti du Modem, élu sur un projet de démocratie participative.

Par Emma,

L’élection Européenne n’est pas l’élection reine à Béziers. Le 26 mai dernier seulement 47,12 % des électeurs se sont déplacés. Ils étaient 40,50% en 2014. Dans un tel contexte, les pourcentages donnés aux listes électorales sont trompeurs. C’est pourquoi nous vous proposons de comparer les suffrages entre les différentes listes.

Par Didier

Benoît Prévost, économiste et Directeur du Centre Universitaire Du Guesclin, était l'invité du café Géo/Eco que le journal Envie à Béziers avait organisé au Centro Espagnol le lundi 16 janvier 2017.

Nous reproduisons cette interview qui est toujours d'actualité.

Par Robert Martin

2017, on y est, ces fameuses élections présidentielles où Marine Le Pen devrait être élue présidente de la France. Comment se préparer à la rupture du tabou de l’extrême droite au pouvoir ? Depuis que l’on a appris à vivre, aimer et construire dans une ville dirigée par Robert Ménard, peut être que ça fait moins peur.

Par Nadja Keller

A quelques mois d'élections municipales qui vont sceller la défaite de Ménard ou la bascule de l'agglomération à l'extrême droite, EVAB va participer à travers ses productions à une nécessaire mobilisation citoyenne pour virer le locataire de l'Hôtel de Ville.

La stabilisation d’un vote FN/RN entre les élections législatives de 2017 (7676 suffrages) et les Européennes de 2019 (7795 suffrages) indique que l’union des droites est loin d’être réalisée à Béziers sous la houlette de R. Ménard.

par Didier

Un dossier sur le thème des élections appelle de nombreuses questions. Notamment celle de « Pourquoi voter ? ». En conséquence, j’ai envoyé dans mon réseau ce questionnement. Vous allez découvrir, pour cette première partie, les réponses d’une vingtaine de personnes qui votent ou pas.

Par Emma

Les 15 et 22 mars prochains, les électeurs sont appelés à désigner les conseillers municipaux qui administreront la commune dans le cadre des compétences qui leurs sont dévolues. Le mode de scrutin retenu pour cette élection (la proportionnelle à la plus forte moyenne avec prime majoritaire de 50% à la liste arrivée en tête) avantage la liste arrivée en tête et réduit les autres listes à une représentation minorée.

par JC

Roubaix a ceci de commun avec Béziers d'être dans le Top 5 des villes où le taux de pauvreté est le plus élevé. Et qui dit pauvreté dit problème de logement. Notre dossier sur le logement montre combien se loger devient la difficulté majeure de la vie quotidienne pour de plus en plus de familles.

par Robert Martin

Les très timides tentatives d’encadrement des loyers au niveau municipal n’empêcheront pas les hausses annoncées dans le cadre de la révision automatique des baux pour 2019 (plus 1,74 % fin 2018). Dans 9 des 11 plus grandes villes de France, l’augmentation locative dépassera l’augmentation légale de 1,74 %. Parallèlement, les APL (Allocation Personnalisée au Logement) ont seulement augmenté de 0,3 % en début d’année 2019 et leur montant va être à nouveau attaqué par le gouvernement. En matière de logement, donc, rien ne pousse à l’optimisme ! Un rapide tour de France des disparités va rapidement nous convaincre du problème que pose la question du logement dans notre pays.

par Didier

Des dizaines de milliers de personnes qui manifestent pour l’accès au logement dans les grandes villes et contre la hausse du prix des loyers, c’est en ce moment dans les grandes villes allemandes.

Par Didier

Nous rappelons que Béziers est la seconde ville de France pour le record des logements vides, et que des mois ou années sont nécessaires pour avoir accès à un logement social. Or, on voit depuis un an pousser des immeubles d'habitation, tandis qu'on détruit des barres ou îlots à la Devèze, suite prévue au Capnau. La raison invoquée est celle de la rénovation urbaine, pour laquelle, et ça se comprend, Béziers a obtenu de gros financements étatiques, 47 millions d’euros.

par Khan Did

Le mal logement est un problème national mais particulièrement présent à Béziers. L'association Casa Solidaris œuvre pour l'insertion et le logement solidaire en Biterrois. Elle vient apporter sa petite pierre pour tenter, à son niveau, d'améliorer la situation. Entretien avec Marilyne Coulot, sa présidente.
Propos recueillis par Robert Martin lors d' " En Vie à Béziers, l'émission " et retranscrits par Emma.

Pauvres qui venez vous loger à Béziers, vous préférez un logement indécent ou insalubre? Malgré l'indignation dont témoigne la couverture du Journal de Béziers n° 30 de 2016, la situation du logement à Béziers ne s'améliore pas lorsqu'on est pauvre. Il faut dire que le maire avait affirmé « je chasserai du centre-ville les pauvres, les maghrébins et les gitans ». Tous ceux qui y résident par manque de moyens financiers…

par Khan Did

En mai 2019, le mouvement de l’habitat participatif a organisé une rencontre à Montpellier. Cette SCIC (société coopérative d’intérêt collectif), tout en étant accompagnatrice de projets, veut également rendre visible et dynamique le « faire et vivre ensemble ». Certains ont connu la colocation, souvent lors de périodes étudiantes, d’autres plus anciens ont fait des tentatives de vi en communauté, à présent reviennent des envies d’habiter autrement.

Par Emma

La santé économique de Béziers bascule dans les années 1960 au moment où des pans entiers de l’industrie locale ferment ( Fouga, Pidoux, Béteille . . . ).

par Didier

Les 30 et 31 mars 2019, lors des rencontres de l’immobilier biterrois qui réunissaient les professionnels du secteur, Arthur Bories, notaire à Villeneuve les Béziers, a présenté au cinéma le Polygone, le bilan 2018 du marché de l’immobilier. Un bilan 2018 qui contredit l’autosatisfaction municipale.

par Didier

Une petite enquête sur le centre ville de Béziers où nous tentons de partager nos expériences et ressentis du cœur de ville biterrois. Notre idée est de mieux comprendre les enjeux qui entourent cet espace de notre vie quotidienne, devenu un enjeu municipal. Nous avons la joie d'illustrer nos articles avec quelques unes des belles images de l'artiste locale Géraldine Garçon, profitez en bien!

Bilan économique et politique du e-commerce en 2018 : le bilan annuel 2018 du commerce en ligne en France vient d’être publié par la FEVAD (Fédération e-commerce et vente à distance). Ce bilan traduit les changements de comportements en cours ; ils sont loin d’être insignifiants.

Par Didier

Pour un début d’explication...

 Par Didier

Coluche avait lancé le fameux : «  Pasqua ? un tiers Fernandel, deux tiers Le Pen. », pour caractériser politiquement l’homme à tout faire du gaullisme. Pour caractériser politiquement la dérive de Robert Ménard, ce serait plutôt du moitié / moitié entre l’errance d’un Jacques Doriot et l’opportunisme d’un Pierre Poujade. Il résulte de ce positionnement la tentative de séduction des commerçants biterrois et le recyclage d’ancrages liés à la gauche.

Par Didier

La très capitaliste revue Challenges consacre un de ses derniers dossiers aux commerces des centres-villes en France. Dans ce dossier, Challenges décrit une mutation structurelle du capitalisme commercial. Face à cette mutation, une question se pose : le taux de vacance des commerces dans les centres-villes (24,4 % à Béziers en 2015, record national, contre 2 % à Biarritz) est-il un problème global ou un problème local ?

Par Didier

Je rentre à vélo, la nouvelle place Jean Jaurès1 est plongée dans une lumière bleue inquiétante. Ce matin, alors que j'allais me promener au marché aux fleurs, une voix off sortie de nulle part et partout à la fois m'assaille : "Aujourd'hui il fait beau, le ciel est bleu, on est bien, c'est le grand bazar à Béziers "2. L'angoisse, ma ville et ses rues se seraient-elles transformées en un grand supermarché à ciel ouvert ?

Par Nadja

Le taux d’occupation des boutiques du centre-ville est un véritable enjeu électoral pour la municipalité en place, une sorte de vitrine promotionnelle qu’il faut régulièrement décorer.

Par Didier

On ne peut qu'être frappé, parallèlement à la paupérisation du centre-ville, par la détérioration de la situation commerciale. 

Par Khan Did

Béziers a un très beau patrimoine architectural haussmannien, nul ne le conteste, mais on déplore que les aménagements effectués récemment ne donnent aucune respiration et n'aboutissent qu'à plus de minéral.

Par Khan Did

"55 boutiques se sont installées en centre-ville depuis le 1er janvier 2016 (pour seulement 8 fermetures). On peut l'affirmer : c'est du jamais vu à Béziers. 

Par JC

André Menras, biterrois d'origine, est un amoureux passionné du Vietnam. Aujourd'hui retraité de l'Éducation Nationale, c'est un militant atypique qui s'engage aussi pour son pays d'adoption. Il a été l'un des très rares étrangers à recevoir, en 2009, la nationalité vietnamienne, des mains du président Nguyen Minh Triet, pour être resté aux côtés du Vietnam "pendant les périodes les plus difficiles".

Entretien exclusif par Robert Martin pour EVAB et RPH

Cette rubrique, dans les laboratoires de l'extrême droite, rend compte des attaques sociales, syndicales, associatives, citoyennes et politiques menées par l'extrême-droite contre les libertés et le vivre avec.

Par Didier

Tous les beaux esprits, plus ou moins hypocrites qui prétendent concilier « humanité et fermeté » pour « maîtriser » les flux migratoires acceptent l'idée banale que les migrations actuelles ont leur origine dans la misère économique, les violences et les guerres qui en découlent. Et personne n'oublie dans les déclarations publiques de faire référence à la nécessaire aide au développement des pays du Sud pour tarir les flux migratoires vers les pays d'Europe.

Par l'ABCR

Dès juin 2017, 470 associations et collectifs citoyens appelaient le nouveau chef de l'État et son gouvernement à organiser une Conférence nationale sur la politique migratoire de la France. Pour seule réponse, les pouvoirs publics ont développé un discours alliant « humanité et fermeté » et, sur le terrain, des politiques qui ne répondent pas, voire aggravent, la situation des personnes migrantes.

Par JF Gaudoneix 

C'est le récit d'un jeune Pakistanais arrivé en France à l'âge de 15 ans. En 2008, le père de Shammas est tué par son oncle. Shammas, fils de cultivateur et héritier des terres familiales doit alors fuir son village, quitter ses proches. Avec l'aide d'un passeur il passe en Afghanistan, où il trouve une famille d'accueil...

"Que devient un pays, on se le demande, que devient une culture, que devient une langue quand on peut y parler de «délit d'hospitalité», quand l'hospitalité peut devenir, aux yeux de la loi et de ses représentants, un crime ?". Jacques Derrida (1) interpellait ainsi le pouvoir politique lors d'une intervention, en décembre 1996, au théâtre des Amandiers de Vincennes au cours d'une soirée de solidarité avec les "sans-papiers".

Par JC

17 500 personnes ont été internées à Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales entre 1941 et 1942 : 53 % de républicains Espagnols, 40 % de Juifs, 7 % de Tziganes. 2300 Juifs ont été déportés dans les camps de la mort. A partir de 1961 21 000 Harkis y sont regroupés.

Par Didier

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