De la Venise verte à la Venise bleue, le convoi de l’eau

par | 1 septembre 2024 | Écologie

Du 2 au 8 septembre 2024, l’eau n’aura pas de frontières. Dans le cadre de la saison 7 des Soulèvements de la terre, un convoi de l’eau va relier la Venise verte du marais poitevin à la Venise bleue de la mer Adriatique.

Cette traversée de 1300 km va mettre en lumière les problématiques d’accaparement de l’eau et du surtourisme.

Des étapes auront lieu autour de luttes locales pour la défense de l’eau et du vivant :

  • Le 2 septembre dans la plaine céréalière de la Limagne en Auvergne, où deux bassines sont en projet.

• Le 3 septembre à Grenoble, où le collectif Stop Micro dénonce la consommation d’eau et les rejets polluants d’une entreprise franco-italienne (ST Microélectronics). Le même jour dans l’après-midi, rendez-vous à Serre-Ponçon dans les Hautes- Alpes pour rencontrer le collectif NO JO, opposé aux Jeux olympiques avec de la neige artificielle pour l’hiver 2030 dans les Alpes.

  • Le 4 septembre, cap sur Briançon avec la « Coordination de soutien aux exilés ». Un pique-nique est programmé au poste-frontière du Montgenèvre à proximité d’un terrain de golf international, grand consommateur d’eau. Le même jour, rendez-vous au Val de Suse en Italie pour rencontrer les camarades italiens de NO TAV qui luttent contre la ligne LGV Lyon / Turin qui assèche et détourne les sources de la montagne.
  • Le 5 septembre, les militants français et italiens se retrouveront au camp « climat » de Venise pour y rester jusqu’au dimanche 8 septembre.

Ce camp annuel est né de la lutte victorieuse pour empêcher le passage des grands navires de croisière au cœur de la lagune de Venise.

Pour l’année prochaine, on se porte volontaire pour accueillir un convoi de l’eau du marais poitevin à l’Andalousie en mettant en avant les problématiques de détournement de l’eau du Rhône et du Tage, de la salinisation des terres, de la désalinisation de l’eau de mer, du réchauffement de la mer Méditerranée, de la désertification des sols et de l’industrie agricole intensive.

À Béziers, on exploite 75 % de la nappe phréatique (en particulier pour le tourisme du littoral), soit la limite maximum souhaitable.

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Didier Ribo

Description de l'auteur de l'article - co-fondateur du journal majoritaire de Béziers