Vous pensez que nos sociétés considèrent l’eau comme un bien commun destiné en priorité à nos besoins premiers (boire, manger, se laver, se soigner) ? Et si l’eau était en train de devenir une marchandise comme les autres, objet de spéculation et de profit ?
Mardi 16 juin Nicolas Celnik, journaliste à Libération, le Monde et Reporterre, venait présenter les Assoiffeurs à Vendres dans le cadre de leur cycle de conférences. Cet ouvrage, publié aux éditions Ces liens qui libèrent, est le résultat d’une enquête de plusieurs années, qu’il a mené avec Fabien Benoit, sur les entreprises qui accaparent l’eau, renversant la hiérarchie des usages de l’eau, en collusion avec les pouvoirs publics. Les acteurs et actrices de l’agro-industrie, de l’embouteillage, des projets de data centers, et même du traitement des eaux assèchent nos sols et nous rendent captifs.
La guerre de l’eau a-t-elle commencé ? Non, nous disent Nicolas Celnik et Fabien Benoit, mais la guerre pour l’eau. Cette rencontre, comme deux autres qui se sont déroulés à Montpellier et Montagnac, était à l’initiative de la Coord’Eau 34 et de la Pantigue, des collectifs engagés contre l’accaparement de l’eau, notamment contre le projet de création d’une usine d’embouteillage à Montagnac et les projets départementaux de mégabassines dans l’Ouest de l’Hérault qui vont encore plus asservir les viticulteurs et viticultrices sans repenser le modèle agricole.
Bonne nouvelle notamment pour les élu.es : il existe des solutions de prévention bien plus efficaces et moins onéreuses que les technosolutions.
Nous étions présents. Vous pouvez écouter ci-dessous cet entretien et le débat qui s’en est suivi.
Entretien avec Nicolas Celnik (Mathilde Vidal – La Pantigue)

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