En ce début 2026, chaque jour qui passe amène son lot de menaces et valide l’hypothèse d’un effondrement de l’ordre mondial issu de la deuxième guerre mondiale. À tout moment, la guerre économique mondialisée des capitalistes peut déboucher sur une guerre militaire mondialisée des nationalistes.
Du 15ième au 19ième siècle, les empires français, portugais, espagnols, anglais se disputent économiquement et militairement le monde. Les rapports de force entre tous ces empires débouchent sur un partage de la planète.
Au 19ième siècle la constitution de deux nouveaux empires, aux USA et en Allemagne débouche sur une nouvelle redistribution des cartes géopolitiques.
La première guerre mondiale est la résultante d’un partage économique capitaliste impossible à orchestrer entre des empires concurrents.
Quelques décades plus tard les empires fascistes italiens, japonais et allemands génèrent la seconde guerre mondiale.
Le 20ième siècle est le siècle de la décolonisation. Partout dans le monde des pays se libèrent de la colonisation.
Sans la même intervention des peuples concernés, le 21ième siècle risque d’être une nouvelle séquence de (re)colonisation.
Les empires actuellement installés comme les USA, la Russie, la Chine n’ont jamais cessé de défendre ce qu’ils estiment être leur zone d’influence. C’est même une constante dans les rapports de forces mondiaux.
La course frénétique aux matières premières actuelle accélère les compétitions économiques et militaires.
L’intervention de Trump pour s’emparer du pétrole du Venezuela a dynamité le pseudo équilibre qui existait avec la Chine et à un degré moindre avec la Russie.
La guerre économique est en train de se transformer en guerre militaire.
Les conséquences de cette transformation sont incalculables.
En ce début 2026, qui peut dire qu’un différend réel ou imaginaire ne va pas se terminer en conflit armé ?
Il n’y a actuellement que des autocrates à la tête des empires ou néo-empires des USA, Russie, Chine, Inde, Turquie, Israël.
Les autocrates qui dirigent ces pays nient tous l’État de droit au profit d’un arbitraire personnel. Tous méprisent le droit international et les droits fondamentaux humains.
Ne nous méprenons pas, tous ces autocrates ne font pas que montrer leurs muscles. Ils préparent les conquêtes territoriales qu’ils projettent d’organiser.
Trump, convoite le Groenland après le Venezuela.
Xi Jinping, convoite Taïwan mais aussi l’Afrique, il vient d’installer une base militaire à Djibouti.
Poutine, convoite l’Ukraine et lorgne sur l’Afrique centrale.
Modi convoite le Cachemire voisin et cherche à accaparer des territoires dans l’Océan Indien et en Afrique de l’Est.
Erdogan lorgne vers la Syrie et L’Irak voisins, il finance des mercenaires en Libye et au Soudan.
Netanyahou lorgne sur la Palestine, il cherche à s’étendre en Syrie et au Liban.
La recolonisation du monde n’est plus une hypothèse farfelue, mais une perspective tangible.
Dans ces conditions, penser que d’ici trois ans, en 2029, à l’issue du mandat de Trump tout sera terminé et que l’ordre « naturel » reviendra, relève de l’utopie.
C’est la lutte contre tous les impérialismes qu’il faut remettre à l’ordre du jour.
C’est une question de survie pour la démocratie : tous les impérialismes actuels sont dirigés par des autocrates.
C’est une question de survie pour la planète : l’exploitation frénétique de toutes les richesses fossiles signe la mort climatique.
C’est une question de survie humaine : on n’ose pas imaginer les conséquences d’un embrasement nucléaire généralisé.
L’agression du Venezuela aussi grave soit-elle n’est que la partie émergée de l’iceberg impérialiste.
Partout le risque d’un retour vers le passé est immense, nous ne pouvons pas faire confiance aux autocrates et à l’extrême droite, le choix entre « socialisme ou barbarie » est toujours d’actualité.




























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