L’opposition a choisi la recomposition plutôt que l’union au premier tour des municipales. La question éludée de l’union risque de ressurgir au deuxième tour pour battre l’extrême droite. Il vaudrait mieux s’y préparer.
L’opposition biterroise a fait le choix de la recomposition au premier tour des prochaines municipales. Trois listes seront proposées aux électeurs, une liste d’union de la gauche et des écologistes, une liste LFI et une liste sans étiquette menée par T. Mathieu.
Chacune d’entre elles a clairement exprimé son opposition à l’extrême droite, qu’elle soit incarnée par R. Ménard ou le RN.
Une question se pose d’ores et déjà dans la perspective d’un deuxième tour. L’opposition municipale peut-elle réaliser l’union qu’elle n’a pas su faire au premier tour ?
Deux cas de figure peuvent se poser à l’issue du premier tour :
- Les trois listes se neutralisent, aucune d’entre elles ne se qualifie pour un éventuel second tour, elles sont toutes éliminées,
- Une des trois listes fait le break, devance largement ses concurrentes et peut se maintenir au second tour.
La première hypothèse, élimination de toutes les listes, serait un scénario catastrophe. Elle signerait un tsunami démocratique qui verrait l’opposition marginalisée, voire inexistante au conseil municipal.
La deuxième hypothèse d’une liste qui se détache amène les 2 autres à se positionner en conséquence.
Ce genre de probabilité vaut que l’on s’y intéresse à l’avance.
Pour les électeurs en premier, ils ne peuvent pas être dépossédés de leur vote en cours de route.
Pour la démocratie et la transparence ensuite.
Pour battre l’extrême droite enfin.
L’hypothèse d’une triangulaire ou d’une quadrangulaire au deuxième tour ne peut pas être écartée, il faut là aussi d’ores et déjà s’y préparer.
Les cas échéants, elle opposera R. Ménard, le RN à une ou deux des trois listes d’opposition.
Tout peut sortir d’une triangulaire ou quadrangulaire, y compris la victoire de la liste d’opposition.
On ne peut bien sûr pas jouer le second tour avant le premier, mais il faut s’y préparer.
S’y préparer signifie aborder et clarifier à l’avance les scénarios possibles.
Le pire serait de renvoyer au lendemain du premier tour débat et décisions à prendre, que les décisions se prennent en catimini, dans des cénacles restreints, coupés de la réalité.
C’est l’inverse qu’il faut imposer, avec la question de l’union au deuxième tour.
Cette question il faut la poser partout, dans les partis, dans les réunions publiques, auprès des candidats.
L’union pour battre l’extrême droite qui n’a pas pu être imposée au premier tour, peut l’être au second.
La condition de la réussite, c’est de le faire dès maintenant, partout.
L’enjeu est simple, mais fondamental, virer l’extrême droite de la mairie de Béziers.
Ceux qui s’opposent à cette perspective doivent se justifier devant leurs militants et devant les électeurs.
Une question doit faire la une de l’actualité locale dans les jours qui précèdent le scrutin : qu’est-ce qui justifie le maintien d’une mairie d’extrême droite à Béziers ?


























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