Chansons d’hier et d’aujourd’hui (5). « Brigadier sabari » par Alpha Blondy et Tryo et « No woman, no cry » de Bob Marley par Fatoumata Diawara

par | 14 juin 2026 | Culture

Cette série vous propose l’écoute et l’histoire de chansons engagées d’hier et d’aujourd’hui, sous forme de reprises indémodables, toujours d’actualité.

(5). « Brigadier sabari » par Alpha Blondy et Tryo et « No woman, no cry » de Bob Marley par Fatoumata Diawara

« Brigadier sabari » est une chanson d’Alpha Blondy composée en 1982.

Elle est également connue sous le titre « opération coup de poing ».

C’est probablement le premier titre internationalement connu composé en dioula une langue parlée par 50 millions de personnes au Mali, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso. On peut le considérer comme l’éclosion planétaire du reggae africain.

Son titre peut se traduire par « pitié brigadier », la chanson dénonce les violences policières.

Elle dit : « il n’est pas recommandé de se balader la nuit, quand on n’a pas ses papiers en règle » et raconte l’histoire d’une rafle nocturne dans les rues d’Abidjan, d’un jeune homme raflé, tabassé qui demande que les coups s’arrêtent en implorant le brigadier.

Cette version est chantée par Alpha Blondy et Tryo

« No woman, no cry » est une chanson de Bob Marley reprise par Fatoumata Diawara.

Composée en 1974 à Kingstown en Jamaïque cette chanson possèdera un destin original puisque Bob Marley en a offert les droits d’auteur à son ami d’enfance Vincent Ford afin d’assurer la survie de sa soupe populaire dans le ghetto de Trenchtown où Bob Marley a grandi et vécu.

Le titre provient d’une expression jamaïcaine, « no woman, nuh cry » qui en créole jamaïcain signifie « femme ne pleure pas » (et non : « pas de femme, pas de larmes »).

Cette chanson prône l’égalité homme/femme, critique la violence, les bandes armées, les politiciens véreux, les mafieux et les brutalités domestiques.

Brutalités domestiques dont fut témoin Bob Marley à l’âge de 14 ans quand une de ses voisines est morte sous les coups de son mari.

Fatoumata Diawara reprend cette chanson dans une version solo grave très épurée.

Cette série est un hommage aux chanteurs, chanteuses, groupes, interprètes qui participent à leur manière à la lutte culturelle contre l’obscurantisme du fascisme et du racisme

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dimanche 14 juin 2026, 21:10

Didier Ribo

Description de l'auteur de l'article - co-fondateur du journal majoritaire de Béziers