En bref

À l'approche des scrutins départementaux et régionaux des 20 et 27 juin, le maire de Béziers et la députée de la circonscription multiplient les visites de terrain. L'un ne se déplace jamais sans l'autre et font sans doute "voiture commune", c'est-à-dire qu'ils utilisent un véhicule de service municipal avec un chauffeur rémunéré par la ville.

 Ainsi un membre de l'Assemblée nationale utilise-t-il les moyens d'une commune pour l'exercice de son mandat…ce qui n'est pas légal. Ni légal, ni moral : le contribuable local n'a pas à financer les déplacements d'un député.

 

Trois ans c’est le temps durant lequel aura agonisé la grande roue des allées. Perfusée depuis le début par des subventions municipales et des loyers ridicules jamais payés. La grande loterie du bas des allées n’aura jamais attiré la foule de parieurs qui lui était promise. Symbole inversé de la réussite ménardesque, la grande roue est donc démontée. Officiellement c’est pour rénover les allées qui avaient déjà été rénovées pour son installation. Tous ceux qui pensent qu’il pourrait y avoir une relation entre l’échec économique de la grande roue et l’échec économique de la municipalité ont mauvais esprit. La preuve, Béziers est toujours une des villes les plus pauvres de France, sa place sur le podium n’a pas été démontée.

Jean-Paul Garraud et Robert Ménard qui se recueillent devant la stèle de Jean Moulin au Champ de Mars pour la journée nationale de la Résistance : c’est un peu comme si Emmanuel Macron participait à la commémoration de l’occupation des ronds-points par les gilets jaunes. Peut-être que leurs petits copains d’extrême droite ne leur ont pas dit que Jean Moulin avait été arrêté par la police de Pétain qui travaillait main dans la main avec la gestapo.

 

Après avoir consciencieusement éradiqué les arbres biterrois, le président maire de Béziers vient sauver les arbres de Sérignan. Il faut dire qu’en sauvant 20 000 m2 de pinède à Sérignan le nouveau président de l’Agglo fait un superbe bras d’honneur à l’ancien président de l’Agglo. Pour ceux qui ne pensent pas qu’il y aurait un calcul politique derrière cette grâce présidentielle, on peut retenir une autre version qui colle aux valeurs chrétiennes de la France. Jésus aurait parlé au président et lui aurait dit ; "Sauve les p(a)ins pour que je puisse les bénir et les distribuer."

Jeudi 27 mai 2021 le maire de Béziers et sa femme de députée inaugurent une statue sur la place du Champ de Mars. Cette statue c’est celle de Giacomo Matteotti, député socialiste italien, assassiné par les hommes de main de Mussolini ( les chemises noires ) le 30 mai 1924 à Rome. Lors de cette inauguration Robert Ménard a qualifié Matteotti de véritable antifasciste. Peu de temps auparavant le même Ménard avait qualifié dans un de ses tweets Mélenchon d’antifasciste d’opérette. Si on passe sur la distribution de certificats d’antifascisme par un facho et que l’on suit le raisonnement du candidat caudillo local un bon antifasciste est donc un antifasciste mort.

La question mérite d’être posée à tous les experts en barrage républicain. On ne sait plus où donner de l’émotion. Après un vote Chirac et un autre Macron, ne devrait-on pas essayer autre chose pour préserver la République qui visiblement à chaque fois se lézarde un peu plus. À moins que le souci ce ne soit pas la République mais la démocratie avec laquelle elle ne fait pas toujours bon ménage.

 

Le Conseil départemental de l’Hérault gère deux théâtres, l’un à Montpellier, l’autre à Béziers. Le premier est baptisé Jean-Claude Carrière, le second Michel Galabru. D’un côté le scénariste de Buñuel, de l’autre le gendarme de Saint Tropez.
Le choix de ces noms doit certainement être une adresse aux publics appelés à les fréquenter ; à moins qu’il ne s’agisse, pour le Biterrois, du souhait des cantonniers locaux de défendre avec persévérance la culture populaire face à l’élitisme qui prévalait dans le maudit théâtre de toile et de bois nommé SortieOuest qu’ils ont détruit à ce titre.

 

La municipalité vient de commencer une campagne de mise en conformité des enseignes publicitaires des commerces biterrois avec le règlement local de publicité (RLP). Par le plus pur des hasards cette campagne municipale démarre par la très cosmopolite avenue Gambetta. Trente commerçants ont reçu une mise en demeure de la municipalité. Ils ont un délai de 4 mois pour mettre leur boutique aux normes. Passé ce délai des P.V. assortis d’une astreinte financière de 213 euros par jour pourront être établis.
Question bête, c’est pas le premier magistrat de cette ville qui dit qu’il y a trop de kebabs et de boucheries halal ?

Actuel conseiller départemental ménardien sur le premier canton biterrois, Henri Bec qui vient d'être débarqué sans explications (comme 4 conseillers départementaux sur 6 ! ) s'exprime dans Midi Libre : " Robert Ménard n'aime pas ceux qui ont des idées. Ils risquent trop facilement de lui faire de l'ombre. C'est le signe classique d'un autoritarisme trés préocupant, antithèse parfaite d'une véritable autorité naturelle. Ses propos sont en outre, comme bien souvents, incohérents."        

Avis aux nouveaux candidats : sous- fifre inféodé c'est un métier ! Bonnes couleuvres à avaler !                                                                                                                                                                                                                                                                                                  

                                          

Le lion de bronze du sculpteur local Jean Magrou(1869-1945), acheté récemment par la municipalité biterroise, pouvait difficilement au vu de ses dimensions ( 60 cm de haut pour 57 cm de long ) satisfaire l’égo du maire. Il a donc décidé d’ériger une copie de cette statuette mais version gigantesque ( plus de 5 mètres de haut ) sur la future place rénovée du général De Gaulle. Le roi des animaux politiques de la jungle biterroise aura donc sa statue, dans sa ville, avec notre argent. Bienvenue sur la future place Ceausescu !

Une famille cantonnée sur un espace politique et géographique réduit, balkanisé comme dirait un célèbre maire ripoux parisien. C’est l’autre similitude entre Orange et Béziers. Comme la famille Bompard, la famille Ménard avait des rêves de conquête nationale. Comme la famille Bompard, la famille Ménard se contente des titres de noblesse locaux. Au final les Bompard comme les Ménard sont des oranges pressées dans leurs fiefs électoraux. Orange et Béziers, ce sont les Monaco de l’extrême droite : des principautés !

 

Béziers va-t-il connaître le même destin qu’Orange ? C’est la question qui se pose à un mois des élections départementales. Comme à Orange où une famille règne sur quelques cantons, les Ménard peuvent aussi l’emporter dès le premier tour sur les 3 cantons biterrois. La probabilité est renforcée par le vraisemblable taux élevé d’abstention, par la non-présentation de candidats de droite, par la non-concurrence du RN. Comme à Orange la mécanique à l’œuvre semble être celle de la féodalisation du pouvoir.

 

Un camion qui recule et qui casse 3 statues c’est un incident. Que ces 3 statues soient des originaux du sculpteur Injalbert abandonnées dans une allée de la même Villa c’est un accident ! Cet oubli municipal confirme - si besoin était- le peu de prise en compte de la culture à Béziers entre la Médiathèque dont le budget est diminué d’un tiers, et les musées biterrois qui étaient déjà fermés avant l'arrivée du Covid. La Villa Antonine a pourtant obtenu le label Maison des Illustres en janvier 2020, label qui est censé aider à la conserver. En plus c’est pas faute d'avoir été prévenu, puisqu’en 2019 l’original de la statue de La Bacchante au biniou du même Injalbert avait été mutilée par un automobiliste en centre-ville. Pour une municipalité qui a obtenu le titre de ville d’art et d’histoire ça fait beaucoup ! C'est pas les tenants d'une idéologie forte qui demandent que les mauvais élèves soient sanctionnés ?

Le régional de l’étape, le premier ministre Jean Castex, vient d’annoncer à la présidente de la Région que l’État lançait l’enquête publique sur la nouvelle ligne LGV (ligne grande vitesse) Montpellier-Béziers-Perpignan, avant la fin de l’année 2021. Pour une déclaration d’utilité publique en 2022. L’État s’engage également sur un financement à hauteur de 40 % du projet. Reste maintenant pour Béziers à choisir l’endroit où la gare TGV sera positionnée. Si le décisionnel est aussi rapide que pour la ligne LGV (30 ans !), ce sera pour 2050.

Bonne nouvelle pour les arbres de Béziers : le projet de lotissement dans le parc de la Villa Rey près du temple protestant est abandonné. Le promoteur, SAS Angelotti promotion, avait un projet de construction de deux bâtiments de 20 logements chacun sur une surface totale de 2576 mètres carrés. Un premier projet avait déjà avorté en 2017 sous la précédente mandature de Robert Ménard. Jamais deux menaces sans trois pour ce magnifique parc en cœur de ville ? C’est la question qui reste posée quand on connaît le goût pour le béton du maire de Béziers.

Certes, en règle générale ceux qui préparent un coup d’État ne le font pas savoir par communiqué de presse. Mais quand même, l’appel des militaires factieux biberonnés aux guerres coloniales, lancé le jour de l’anniversaire du putsch d’Alger en 1961, fleure les nostalgériques de l’OAS. Face à cette menace, même pas dissimulée, il y a donc de quoi s’étonner :

- du silence du prince président chef des armées,

- de la parution sans conséquences de l’appel dans Valeurs Actuelles,

- du manque de sanctions quand on sait que l’appel à l’insurrection est puni par les articles 412-4 et 412-6 du code pénal.                                                                                                            

On imagine en plus les cris d’orfraies qu’auraient poussé ces militaires et leurs soutiens d’extrême droite si un appel avait été lancé pour que les banlieues fassent sécession de la République.

Le maire de Béziers reçoit des gestes d’attention de toute la France. Le dernier en date, envoyé par les héritières du secrétaire particulier de Jean Moulin (Daniel Cordier), concerne un don à la ville sous la forme d’une valise ayant appartenu au héros de la Résistance. Se faire offrir une valise pour un homme politique est un message on ne peut plus clair. Pourtant le maire de Béziers, tout imbu de sa personne et de son importance, ne semble pas avoir compris l’invitation au départ et à libérer la ville natale de Jean Moulin. Mais-  franchement- comment pourrait-il en être autrement quand les ennemis du Maréchal Pétain s’adressent à celui qui veut rétablir la France de la collaboration et de Vichy !
(spéciale dédicace au dessin de notre ami Clo)

À la suite de la campagne ‘’Me Too’’ qui vient d’être lancée nationalement par plusieurs femmes pour agressions sexuelles à son encontre, on imagine les titres de la presse parisienne : "Zemmour abandonne ses ambitions présidentielles et va se rabattre sur le canton 3 biterrois".

Mais avant de voir fonctionner le parachute électoral doré proposé au meilleur ami de Robert Ménard, il va falloir patienter. Le Zemmour qui se présente aux cantonales c’est Claude et pas Éric.

Cela étant on se réserve de bons moments. En particulier quand Ménard va être obligé d’expliquer à ses fans que le Zemmour qui se présente n’est pas le bon. Qu’il ne faudra pas voter pour lui. Que le bon Zemmour c’est celui qui écrit : « Le poil est une trace, un marqueur, un symbole. De nôtre passé d’homme des cavernes, de notre bestialité, de notre virilité. De la différence des sexes. Il nous rappelle que la virilité va de pair avec la violence, que l’homme est un prédateur sexuel, un conquérant. » (E. Zemmour « Le premier sexe », Denoël, Collection Indigne).

 

 

Les plus grands exorcistes se perdent en conjectures sur les évènements étranges qui se répètent dans un bloc HLM du quartier de la Devèze à Béziers. Après avoir abrité l’enfance et l’adolescence du maire de Béziers, ce même bloc a abrité une jeune femme qui voulait faire sauter l’église du quartier. À quelques générations d’intervalle des jeunes gens normaux bien sous tous rapports, basculent dans l’irrationnel, le mystique, le supranaturel et veulent : soit éradiquer les musulmans, soit éradiquer les chrétiens. Nous comprenons maintenant pourquoi les bulldozers veulent détruire les barres HLM de la Devèze. Ils étaient conduits par des exorcistes ! Nous restons quand même dubitatifs devant la méthode employée, quand on pense à toutes les barres HLM détruites qui n’étaient pas celles possédées par les forces du mal. L’adresse était pourtant facile à repérer : la rue s’appelait Franco !

 

Nous les avions reçus il y a quelques mois dans notre émission radio mensuelle sur RPH. Les membres de l’association Air Sain Montimas qui luttent depuis plusieurs années contre les odeurs pestilentielles de la décharge de St Jean du Libron entament un nouveau combat. Les jus de décharge appelés lixiviats s’infiltrent depuis plusieurs décennies dans le sol et polluent les réserves d’eau qui s’y trouvent. La nappe d’eau menacée en l’occurrence est celle du bassin versant du Libron qui s’étend sur 450 km2 et sur 20 communes : du biterrois à l’étang de Thau. Aggravant cette situation, les riverains de la décharge ne sont pas connectés au réseau d’adduction et sont astreints à l’alimentation par forages. Pendant ce temps le maire de Béziers et président de l’agglomération installe des nouveaux casiers de stockage.

 

 

Ménard et les arbres ce n’est pas une histoire d’amour. On ne comptait plus les arbres éliminés sur les places, rues, avenues, de la ville. Voilà maintenant qu’ils sont éliminés par des promoteurs dans des terrains privés comme au petit bois de la Devèze ou menacés de mort comme ceux de la villa Rey en face du temple protestant. D’aucuns se perdent en conjectures : pourquoi cette vindicte municipale ? Peut-être parce que Arbres c’est quasiment l’anagramme d’Arabes . . . Peut-être parce qu’avec les arbres débités, le maire compte faire des bancs pour que ses administrés puissent enfin s’asseoir dans sa ville . . .

 

Les catastrophes naturelles pour les populistes c’est un peu comme le levain pour les boulangers. Il faut les travailler pour que la pâte monte. Dernier exemple en date les gelées qui se sont aussi abattues sur le biterrois. Pour déclamer leur soutien les Ménard ont fait une campagne d'affichage dans toute la ville et dans toute l’agglomération. L’argent dépensé en auto-promotion aurait sans doute été plus utile dans les caisses de solidarité des professions viticoles, maraîchères, arboricultrices. Il se peut aussi que les Ménard se soient mobilisés parce que les gelées étaient noires et qu’elles participaient au grand remplacement de nos cépages, légumes et autres arbres fruitiers. Reste une question, qu’auraient fait les Ménards si les gelées avaient été blanches ?

Comme chaque année, le conseil municipal réuni le 6 avril 2021, a dressé le bilan des cessions et acquisitions de biens mobiliers un état de ces opérations d'investissements est annexé au compte administratif de l'exercice clos. La commune de Béziers a cédé plus de biens patrimoniaux qu'elle n'en a acquis :
acquisitions : 925 620 euros
cessions : 4 189 000 euros

Pour la seule année 2020, le patrimoine de la ville de Béziers a ainsi été appauvri de 3 263 380 euros !

 

Lors de la séance du conseil municipal du 6 février 2021, Robert Ménard a ainsi apostrophé un conseiller d'opposition.

EVAB conseil municipal 2021.04.06 pauvre minable JC image 1Le mépris à l'encontre de quiconque prétend exprimer une pensée différente de celle du maire de Béziers est le signe d'un autoritarisme sans limite. Plus loin, lors de la même séance, après une intervention d'un membre de l'opposition, Robert Ménard essaie de disqualifier la parole de ce conseiller en le classant dans la catégorie des gens pas sérieux (2).

EVAB conseil municipal 2021.04.06 pauvre minable JC image 2

L'arrogance et la suffisance de ce maire sont indignes de la fonction qu'il occupe.

 

(1) compte rendu intégral des débats, page 46
(2) compte rendu intégral des débats, page 58

 

Le maire de Béziers, aujourd'hui également président de la communauté d'agglomération de Béziers-Méditerranée, martèle, de manière incantatoire, qu'il faut "maîtriser" les charges de personnel, pour la commune comme pour l'agglo. Les dépenses de personnel ne sont cependant pas contenues malgré les mesures adoptées :

- réduction drastique du nombre d'agents
- délégations de services à des entreprises privées
- réorganisation des services
- mises à disposition de personnels
- mutualisation des services…

Le 27 mars 2021, lors de l'adoption du budget primitif de la communauté d'agglomération, l'assemblée a voté une augmentation de 1.6 % des charges de personnel qui passent de 26 779 000 euros en 2020 à 27 212 000 euros en 2021 (source : budget primitif 2021, chapitre 012).

La maîtrise des charges de personnel, dont le locataire de l'hôtel communautaire nous rebat les oreilles depuis bientôt sept ans, apparaît comme un vœu…pieux.

 

Lors de chaque séance du conseil communautaire, l'assemblée doit approuver le compte rendu de la séance précédente. Celui du 20 février a donc été soumis au conseil du 27 mars 2021 : à la page 31 du compte rendu intégral des débats, on trouve la transcription d'une intervention du président, Robert Ménard, relative aux Béziers Angels :EVAB conseil communautaire 2021.03.27 putain sans déconner image 1

  "Putain ! On va y arriver, sans déconner…" Dans une enceinte où les réunions sont empreintes d'une certaine solennité, où les règles formelles de l'exercice de la démocratie doivent être respectées, de tels propos sont choquants.

Robert Ménard, en démagogue soucieux d'apparaître proche du "peuple", confond populaire et vulgaire : l'agglomération de Béziers mérite mieux que ça !

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