Mensonges

Petite histoire de la cohérence des attitudes du maire de Béziers vis-à-vis de l'incinérateur de boues et de graisses d'égouts sur la station d'épuration dans la plaine St Pierre, aux portes de Béziers.

Quelques mots de contextualisation : depuis la construction des égouts au 19ème siècle, leur contenu, constitué presque exclusivement de matières organiques dans l'eau, était épandu comme fertilisant sur les terrains agricoles autour des villes. Avec l'industrialisation galopante, les rejets ont été progressivement contaminés par des polluants chimiques, dont des métaux lourds. Ces derniers sont rejetés par les industriels. Les premiers (100 000 substances chimiques sont mis à disposition des industriels et des ménages) se retrouvent dans les égouts, soit que l'industriel n'ait pas satisfait à son obligation de dépolluer les eaux qu'il rejette (vous savez, le principe de responsabilité environnementale, ou le "pollueur-payeur" dont on connaît le degré de non-application, soit que les bricoleurs vident éhontément dans leur cuvette de WC le fond de peinture, de solvant, d'huile..., car, quand on a tiré la chasse, tout a disparu, voili-voilà !

Les effluents pluviaux et d'égouts se sont ainsi rapidement chargés de substances indésirables en épandage agricole. Ils sont donc refusés.

Qu'en faire ?

Travailler en amont au contrôle des activités des industriels ? Que nenni ; ça pourrait, selon la doctrine européo-macroniste ultra-libérale, nuire à la Rentabilité et à la Compétitivité qui sont les deux mamelles d'une start-up nation ! Les dérogations et exemptions fleurissent à la CABM, entre autres, par crainte de la funeste Désindustrialisation.

Travailler à l'information du public sur la composition et la dangerosité pour lui et l'environnement des produits miraculeux que leur fait miroiter la publicité ? Seules les associations de consommateurs essaient tant bien que mal de les aider dans leurs choix s'ils le veulent...

En 2013, le Roi de Béziers et de l'Agglo, Raymond Couderc, envisage l'incinération des eaux pluviales et graisses d'égouts.
L'enquête publique, toujours aussi discrète, début 2014, alerte riverains et associations environnementales.
La campagne municipale battant son plein, les 4 candidats, E.Aboud, A.Couquet, JM.Duplaa, et R.Ménard, jurent leur hostilité entière au projet d'incinération de l'Agglomération.

Cela ne les empêchera pas, au conseil communautaire, de voter "pour" comme un seul homme.
Robert Ménard, élu maire, fulminera dans pas moins de deux numéros du JDB contre cet incinérateur, avec, pour une fois, des arguments censés, industriels, économiques et sanitaires. On est tous derrière lui dans son vaillant combat.
Car c'est vrai, suite à l'Appel de Paris de 2006 (des médecins et environnementalistes attirent l'attention sur les risques industriels), 68 experts élaborent sous l'égide de l'UNESCO, un Mémorandum dont la mesure M130 appelle à interdire l'incinération des boues et graisses d'égouts. C'est idiot (brûler de l'eau), cher (3 fois plus que l'épandage) et risqué sanitairement car nul ne sait (surtout pas en l'occurrence la CABM) ce qui sort de la haute cheminée comme produits, cocktails d'éléments, et leur devenir lors du refroidissement progressif après sortie du conduit de fumées. Compte tenu du Mémorandum précité, on pourrait au moins reconnaître l'ignorance et appliquer le principe de précaution qui reste constitutionnel.

Confiants dans les discours guerriers de Robert Ménard, on tombe de la chaise en apprenant que, finalement, après l'arrêté favorable du Préfet (favorable à l'industriel comme d'habitude), le permis de construire a été accordé par Ménard Robert !

Interrogé sur ses revirements, il affirmera que ça s'est fait à la faveur d'une minute d'inattention, et qu'il va déclencher une enquête - sic -.
D'enquête, à ce jour, 3 ans plus tard, point ! L'incinérateur, lui, fabriqué par Degrémont, filière de notre mère la Lyonnaise, tiens donc, ne nous coûtera que 8 millions € et tout le monde n'y aura pas perdu.

À Béziers, on peut compter sur les tonitruants engagements du maire et sa cohérence pour nous défendre !

Ainsi titrait le dernier JDB montrant le maire et son équipe (surtout le maire) se démultipliant pour être partout à la fois au secours des malheureux Biterrois envahis en quelques heures par un déluge.

C'est un vrai problème en effet pour les villes et villages situés sous la trombe...
Et ça va se reproduire de plus en plus souvent et fort avec le réchauffement climatique.

Peut-être pourrait-on envisager enfin une autre gestion de la ville, un urbanisme plus adapté, moins de pavage, bétonnage, suppression de terrains drainants plutôt que "l'embellissement" de nos places.
A Couderc, nous devons le pavage complet de la place dite "du 14 juillet" à la place de la terre et des arbres qui en faisaient la grâce romantique. Et la gestion du "forum" d'où on a éradiqué les arbres, recouvert les vestiges romains, démoli sans autorisation la Poste Art Déco qu'on aurait pu conserver avec un petit espace vert autour, le pavage de la place de la Madeleine pour construire le parking souterrain.

Ménard a recouvert les fouilles de l'ilot des Chaudronniers, bof, c'est pas aussi futuriste que la grande roue, jointoyé les pavés de l'entièreté de la place de la Madeleine, refait Jean Jaurès sur le parking, donc pas d'infiltration possible, et minéralisé complètement la place du Marché au Bois. Des arbres nous sont promis, on y croit fort après avoir vu le sauvage tronçonnage des 8 marronniers cinquantenaires qui en faisaient le charme. Et il va s'attaquer à la place Saint Jacques populaire, conviviale, avec sa super-vue, au Capnau avec ses gitans, ses pauvres, ses ruelles moyenâgeuses, son charme. Que va-t-il se passer ?

La voirie, qui a du être l'objet entre autres des coupes de « dégraissage » supprimant 150 fonctionnaires est dans sa majorité dévolue à la sculpture des crottes de chiens dans le « rectangle d'or » : allées Paul Riquet, Clémenceau, Foch, République, Halles, Mairie.

Certains quartiers ne sont plus entretenus, ajoutant aux conséquences dévastatrices des pluies diluviennes.

Les périphéries des villes sont occupées par des ZAC et entrepôts qui artificialisent encore plus les sols, les fossés ne sont plus entretenus, les buses se bouchent (cf celle du Four à Chaux qui a inondé le quartier.

Nous attendons de nos édiles enfin une réflexion intelligente sur l'aménagement urbain, à laquelle les habitants seraient associés et qui est d'une urgence autrement plus dramatique que les pansements ridicules de "l'embellissement".

 

 

 

En 2015 et 2016, la délégation de service public (DSP) eau-assainissement se terminant, la question du renouvellement de la DSP ou du passage en Régie Publique (comme Bordeaux, Paris, Montpellier - ce dernier pour l'eau potable seule - , Cazouls-les-Béziers...) s'est posée.

Un Collectif Associatif pour la Régie Publique de l'Eau (CARPE) s'était constitué pour présenter le projet alternatif d'une gestion municipale, dont on sait qu'elle améliore la rentabilité et l'entretien des réseaux (puisque la multinationale facture tout ce qui sort de ses tuyaux), et permet une substantielle économie à la collectivité qui n'a pas à rémunérer d'actionnaires.

Malheureusement, il trouva un mur à l'Agglomération qui balaya hautainement ses arguments.

La Mairie n'était pas, on ne s'étonnera pas, pour la régie publique, mais, dans le JDB, le maire montra ses petits muscles en affirmant qu'il arracherait une baisse de 5 % du prix de l'eau à la multinationale. On allait voir ce qu'on allait voir !

Dans le protocole d'accord de l'été 2016, entre Suez et l'Agglo, le premier, sentant qu'il devait modérer ses appétits, car il facturait le m³ 3.84€, l'un des plus chers de France, accepta une réduction de 30 % à 3.1€, avec promesse de porter le rendement de 74 % dans l'Agglo et 80 % à Béziers à 84.5 % partout. Il faudra bien entendu garder les yeux fixés sur ces promesses et réductions de prix car les promesses d'une multinationale…

L'Agglomération doit-elle cesser d'humilier le pauvre petit Robert ?

Les biterrois sont convaincus par le JDB que, depuis que le maire a fait passer les effectifs des policiers municipaux de 37 à 101, les a armés de leur "meilleur ami" et multiplié par 5 le nombre des caméras de vidéo-surveillance, ils ne risquent plus rien.

Souvenez-vous quand, avant mai 2014, JDB n°99, vous n'osiez plus traverser avec vos enfants les Allées Paul Riquet à partir de 20h, au risque de voir déferler des gangs armés jusqu'aux dents qui terrorisaient vos fils et vos compagnes (non, là, je m'égare).

Maintenant, le ballet incessant des bagnoles de police (merci, le bilan carbone) qui parcourent l'hyper-centre pour rassurer le maire quand il met le nez à sa fenêtre, la lutte implacable contre les bars à chichas, l'implantation des kebabs, les paraboles et le linge aux fenêtres, ont ramené la sécurité.

Oui, mais non.

Un viol en réunion près de la gare, un bus touché par une balle en 2018.

Et là, cette année, l’écœurement du maire : l'incendie d'une école et de deux salles de classe d'un collège à la Devèze ! A la Devèze, combien de voitures de police en rotation permanente ? Même à la gare, tiens ?

La sécurité des habitants n'est pas que punitive, elle est en amont, globale : elle doit être économique, sociale, éducative, sanitaire et ce ne sont ni le nombre de flics, ni celui des caméras qui la ramènera. Rendez-leur la médiation municipale, qui est passée sous l'aile de la police. Il faut organiser la sécurité des Biterrois dans son ensemble, sans discriminer, stigmatiser, dresser les gens les uns contre les autres, sans susciter la peur, mais en cessant de détruire les services publics, le logement décent, en proposant des emplois utiles, non délocalisables, en favorisant le "vivre ensemble" dont je sais qu'il ne fait pas partie des mantras du maire, dommage !

 

Dans le JDB qui ne cesse de vanter bruyamment les éminentes qualités de la gestion municipale, sont régulièrement évoqués les frais de justice du maire dont on connaît le caractère si peu procédurier, le pôvre. Pour dire qu'ils se situent en dessous de ceux de la mandature précédente.

Il me souvient un conseil municipal où une avocate élue d'un groupe différent demandait au maire pourquoi il se faisait défendre par un ténor parisien pour des honoraires dix fois supérieurs à ceux des 163 avocats de Béziers. Évoquant le début du nom dudit avocat : Gold…, elle s'attira la réponse courroucée du maire : "mais vous faites, Madame, de l'antisémitisme..." Bruyamment approuvé par son conseil municipal godillot. Ce fut sa seule réponse !

Dans le numéro 90 du dithyrambique JDB, où on se loue d'avoir "coupé dans le gras" (à la tronçonneuse), on évoque la diminution majeure des frais de justice du maire. Je cite : "ils étaient en moyenne de 576506€ par… an et sont passés à 368130€ sous le maire actuel." (p6-7).
Mazette ! On peut peut-être faire encore mieux, non ? A la fois sur les frais eux-mêmes, mais aussi sur le sérieux avec lequel on informe ses administrés !

Sur le site de la mairie, les chiffres avancés sont de 143000€ par an pour la municipalité actuelle contre 153000 pour la mairie précédente. Or, un commentateur attentif observe il y a un an que les chiffres totaux des frais pour 4 ans et demi de mandature de 710000€ représentent 157778€ en fait par an.

Franchise, sérieux et transparence sont les soucis constants de l'information ménardique, surtout dans le JDB. Cela en dit long sur l'estime dans laquelle le maire tient ses administrés...

Le maire de Béziers, qui affiche régulièrement son mépris pour la fonction publique, exhibe la baisse du nombre de fonctionnaires travaillant à la mairie comme un trophée de chasse.

Cent-cinquante emplois auraient été supprimés depuis l'accession à l'hôtel de ville du maire d'extrême-droite Robert Ménard :

EVAB n 1 infox charges de personnel JC image 1

Ainsi, les charges de personnel auraient été réduites et leur poids serait moindre pour les finances locales et le contribuable biterrois.

Il s'agit, là-encore, d'une infox.

En effet, en 2018 (dernier exercice clos connu), les dépenses de personnel se sont situées à un niveau supérieur à celui de 2013 (dernière année pleine du mandat Raymond Couderc) :

EVAB n 1 infox charges de personnel JC image 2

                      EVAB n 1 infox charges de personnel JC image 3

De surcroît, les prévisions de dépenses de personnel pour l'exercice 2019, telles qu'elles apparaissent dans la décision modificative n° 3 adoptée par le conseil municipal le 23 septembre 2019, s'élèvent à 63 660 890 euros…

Rappelons au maire de Béziers que les charges de personnel, en 2018, pèsent 62.72 % du total des dépenses de fonctionnement alors que la moyenne nationale se situe seulement à 58.90 %.

Béziers, une ville "bien gérée" ?

A la mi-février 2018, le maire de Béziers faisait apposer des affiches proclamant "impôts locaux, 0% d'augmentation depuis 2014".

Il récidivait dans le Journal de Béziers n° 99 du 15 juillet 2019 en réitérant sa première infox.

EVAB n 1 infox impots locaux JC image 1

Les contribuables biterrois qui auront la curiosité de regarder leur feuille d'imposition à la taxe d'habitation et à la taxe foncière sur les propriétés bâties savent bien qu'il s'agit là d'une des plus grosses infox du maire de Béziers !

La baisse des taux votée en 2014 (baisse de moins d'un point) est en effet annulée par la revalorisation annuelle des valeurs locatives cadastrales.

Ainsi, une cotisation d'impôt de 100 en 2013 passe à 107.63 euros en 2020 : une augmentation supérieure à 7% !

Un exemple réel : pour la seule part communale, le montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties acquittée par le propriétaire d’une maison de 150 m2, l’évolution est la suivante :

EVAB n 1 infox impots locaux JC image 2EVAB n 1 infox impots locaux JC image 3

Vingt-six euros (+3.37%) d’augmentation sur la durée d’un mandat, c’est ce que Ménard, le roi de l’infox, appelle «0 % d’augmentation» !

 

Le bilan de la gestion de la ville par Robert Ménard, exposé dans le numéro du 15 juillet du Journal de Béziers (le torchon propagandiste payé par le contribuable biterrois), donne lieu à une véritable apologie du locataire de l'hôtel de ville.

EVAB n 1 infox endettement JC image 1

En particulier, la dette de la ville aurait diminué :

Est-ce bien sûr ?

Depuis 2013, l'encours de la dette (le total des sommes restant dues aux organismes prêteurs) évolue de la manière suivante :

EVAB n 1 infox endettement JC image 2                   EVAB n 1 infox endettement JC image 3

 

NB : l'encours de la dette 2019 est une estimation, après la décision modificative n° 3 adoptée par le conseil municipal le 23 septembre 2019

En 2013, la dernière année pleine du mandat Raymond Couderc, l'encours de la dette s'élevait à 110,778 millions d'euros ; en 2019 (le dernier exercice plein de la gestion Robert Ménard), l'encours se situe à hauteur de 110,475 millions d'euros).

La dette a donc retrouvé son niveau de 2013, avec une diminution de seulement 303 000 euros, soit – 0.0027 % !

(infox : traduction de fake news que préconise la Commission d'enrichissement de la langue française)

Le Journal de Béziers, outil à la gloire de la politique du maire de Béziers, révèle que Robert Ménard est un champion de la propagande, plus que de la communication.

Rappelons que l'article L. 163-2 du code électoral permet désormais de condamner les allégations mensongères qui seraient de nature à tromper l'électeur :
"[…] lorsque des allégations ou imputations inexactes ou trompeuses d'un fait de nature à altérer la sincérité du scrutin à venir sont diffusées de manière délibérée, artificielle ou automatisée et massive par le biais d'un service de communication au public en ligne, le juge des référés peut, à la demande du ministère public, de tout candidat, de tout parti ou groupement politique ou de toute personne ayant intérêt à agir, […] prescrire […] toutes mesures proportionnées et nécessaires pour faire cesser cette diffusion".

En vie à Béziers place donc la propagande ménardienne sous haute surveillance et dénonce (et dénoncera) toute "infox" quel que soit le support qui la véhicule.

 

"... AUTRES COLLECTIVITÉS LOCALES...".

Toujours dans la même lettre aux biterroises et biterrois intitulée Choisir Béziers : R. Menard indique vouloir "pacifier nos rapports avec les autres collectivités locales...".
Il fallait peut-être entendre pacification au sens colonial du terme. Comme par exemple en Algérie entre 1954 et 1962 pendant ce qui au début n’était pas encore appelé une guerre d’indépendance.
À l’agglomération pendant 5 ans R. Menard se sera livré à une véritable guerre de tranchée.
Seulement vice-président de l’agglomération Béziers Méditerranée, l’Iznogoud biterrois n’aura pas supporté pendant 5 ans de ne pas être calife à la place du calife.
Tout y sera passé : attaques nominatives et personnelles, blocages et torpillages des projets, utilisation des séances plénières, instrumentalisation d’associations, mise en scène, départs intempestifs et théâtraux, recours en justice payés par les contribuables, campagnes d’affichages polémiques sur la ville, articles vengeurs dans le JDB...
Le dernier différend entretenu, celui des abribus, résume la stratégie municipale permanente de harcèlement :

• L’agglomération a attribué à la société Decaux (qui est aussi prestataire de service pour la municipalité de Béziers) la concession pour installer et assurer la maintenance de nouveaux abribus,
• Dans 16 communes de l’agglomération ça ne pose pas de problèmes particuliers,
• Dans une seule commune, Béziers, les usagers ne peuvent pas se protéger du vent et des intempéries.

Ayant été débouté par le tribunal en référé de son recours le maire de Béziers fait opposition à Decaux (qui est aussi son prestataire) pour remplacer et moderniser les abris de bus.
Résultat des courses comme dans toute guerre la population qui utilise les bus à Béziers est prise en otage.

Question bête : toi qui utilises les bus à Béziers et qui ne bénéficie pas des mêmes services que les autres usagers de l’agglomération, souhaites-tu voter pour le maire qui t’utilise dans son combat personnel contre le président de l’agglomération ?

"... VIA DES CONSEILS EXTRA MUNICIPAUX OU RÉFÉRENDUMS LOCAUX".

Toujours dans la même lettre aux biterroises et aux biterrois, intitulée Choisir Béziers : R. Menard indique "vouloir associer la population aux décisions via des conseils extra municipaux ou des referendums locaux".
Là c’est sans doute le Menard des années 1970 / 1980 qui parle. Celui qui se faisait appeler Djellaba parce qu’il était souvent affublé de cette tenue dans les manifestations de soutien à la Palestine.
Parce que côté Menard anti grand remplacement élu en 2014, aucune trace de conseils extra municipaux ou de référendum local.

Ou alors peut-être que nous avons mal compris, que par conseils extra municipaux il fallait entendre les conseils qu’il donne lui-même sur tout et n’importe quoi sur les plateaux de télévisions parisiens.

Peut-être que par référendums locaux il fallait comprendre les campagnes d’affichage bi mensuelles payées par l’argent de nos impôts.
À moins qu’il faille entendre locaux au sens espagnol du terme (loco) parce que toute cette agitation est un peu folle.

Question bête : Toi qui revendiques plusieurs formes de démocratie en plus de la démocratie électorale, penses-tu vraiment qu’un maire d’extrême extrême droite puisse mettre en place cette pratique ?

"... LES PARTENARIATS ÉCONOMIQUES".

En 2014 toujours et dans la même lettre aux biterroises et biterrois intitulée Choisir Béziers. R. Menard indique : "vouloir travailler en collaboration avec tous les partenaires économiques".

Chez les petits chefs de l’extrême droite les notions de collaboration doivent sans doute être comprises dans le sens vichyste ou pétainiste.
Pour se convaincre de la capacité de R. Menard à nouer des collaborations économiques avec des acteurs qui ne lui sont pas inféodés, il suffit de rappeler les déclarations du maire de Béziers.
Pour les Galeries Lafayette : Ginette Moulin l’actionnaire principale est nommément accusée par voie d’affiche municipale de vouloir le malheur de Béziers. Des centaines d’emplois sont alors menacés dans toute la France.
Pour EDF Énergies nouvelles : R. Menard joue l’incendiaire pendant que Agglomération, Département, Région et Caisse des dépôts tentent de faire les pompiers.
R. Menard par voie d’affiche : "200 emplois EDF partiraient à Montpellier, Antoine Cahuzac, pour vous Béziers ça ne compte pas ?".

À la suite de la négociation menée par Agglomération, Département, Région et Caisse des dépôts sans la municipalité, R. Menard lance une nouvelle campagne d’affiche municipale : "200 emplois sauvés ! Notre obstination a payé , Il n’y a pas de fatalité en politique : quand on veut on peut !".

Bilan des courses : EDF Énergies Nouvelles basé à Colombiers va voir son site renforcé pendant que le site du Polygone à Béziers va être fermé.
C’est sans doute ce que le maire de Béziers nomme travailler en collaboration...

Question bête : Penses-tu que le maire de Béziers serait davantage à sa place au cinéma dans des films d’action ? Penses-tu qu’à l’inverse d’Arnold Schwarzenegger R. Menard devrait abandonner la politique pour devenir le Rambo Français ?

"... LA GESTION AUTOCRATIQUE DE LA VILLE".

En mars 2014 dans sa lettre aux biterroises et biterrois intitulée Choisir Béziers, R. Menard décline ses priorités. Il indique sérieusement : "il faut en finir une fois pour toutes avec la gestion autocratique de la ville".
Bon d’accord, cette promesse électorale fait sûrement allusion aux 3 mandats successifs de Raymond Couderc qui ne respiraient franchement pas la démocratie participative.
Mais après 5 années de mandature Menard les biterroises et biterrois auront sûrement apprécié la différence.

Nous n’avons plus un Maire caractériel !

Nous n’avons plus un Maire qui gère seul et contre tous !

Nous n’avons plus un Maire qui s’entoure d’incompétents et d’affidés !

Nous n’avons plus un Maire qui placardise à tour de bras !

Nous avons enfin un conseil municipal ouvert, pluraliste et démocratique !

Nous avons enfin une opposition municipale respectée et consultée !

Nous avons enfin un conseil municipal collégial qui respire la joie et la bonne humeur qui ne craint plus que la vindicte du Maire lui tombe sur la tête !

Question bête ? : Toi qui as voté R. Menard pour plus de démocratie tu n’as pas l’impression de t’être fait enfler ?

Dans le programme électoral de sa lettre aux biterroises et biterrois, intitulée : Choisir Béziers (élections municipales de mars 2014), R. Menard décline ses priorités.
Il indique notamment vouloir relancer l’emploi.

L’automne 2014, quelques mois après son élection les Biterrois apprennent qu’une grande enseigne de vêtements pour enfants (Orchestra) souhaite s’installer à Béziers.
L’agglomération y est favorable et propose qu’Orchestra s’installe sur des terrains qui appartiennent à la ville de Béziers.
A la surprise générale un maire qui se dit de droite, favorable à l’économie de marché et qui voulait relancer l’emploi... Refuse l’implantation de la dite grande enseigne dans la commune qu’il gère.

Le 8 décembre 2014 il refuse officiellement de délivrer le permis de construire et fait perdre à ses administrés les 800 emplois générés par l’installation d’Orchestra.

Question bête : je suis de droite, je suis pour l’économie de marché, je suis pour la libre concurrence non faussée, je devais relancer l’emploi mais je refuse ceux que l’on me propose...

Qui suis-je ?

"... PAS DE LA TAMBOUILLE POLITICIENNE !"

À l’entendre R. Menard serait un chevalier blanc de la politique qui ne ferqit pas de la tambouille politicienne. Reprenons quelques-unes de ses déclarations pour se convaincre du contraire.

Mai 2012, à la suite de la sortie de son opuscule "Vive Le Pen" co-écrit avec son épouse, il indique : "je ne voterai pas Front National..."

Printemps 2014, R. Menard est adoubé par le F.N, il déclare successivement : "Je n'ai rien négocié" et "bien sûr qu’on a eu des discussions et très approfondies... L’investiture ça ne tombe pas du ciel !"

Décembre 2015, premier tour des élections régionales : "à Béziers le F.N a écrasé le Parti Socialiste 45 à 16. Un score de All Black !"

Élections présidentielles de 2017, diverses déclarations de R. Menard. Avant l’élection, "entre cette espèce de droite à laquelle on a affaire aujourd’hui... Et de l’autre Marine Le Pen, mon cœur ne balance pas une seconde. Elle va gagner. Je pense aujourd’hui que tous les astres sont placés pour qu’elle gagne, et je le souhaite en plus" (émission non-stop politique, 15 novembre 2016). Après l’élection, "le débat calamiteux avec Macron m’a fait honte !", quand une équipe de sport prend trois raclées successives, elle se demande si l’entraîneur est le bon" , "Marine Le Pen, c’est Mélenchon en jupe, ça suffit".

Printemps 2016 création du mouvement Oz ta droite par R. Menard qui déclare : "Oz ta droite ne sera le marche-pied de personne, pas même du F.N.

Le 29 mai 2016 sur LCI : " le seul marche-pied patriotique vers l’unité et la victoire est Marine Le Pen."
Élections législatives de 2017, au premier tour à Béziers, "je me sens avec vous en famille, en famille de pensée, les bisbilles, les divergences doivent s’effacer pour faire gagner Marine Le Pen" Midi Libre 8 avril 2017.

Octobre 2017, lancement de la plateforme Les amoureux de la France avec Nicolas Dupont Aignan qui a pour slogan : "le pays avant les partis, réunis nous pouvons sauver le pays". Quelques semaines plus tard Emmanuelle Duverger-Menard indique : "Les amoureux de la France sont plutôt les amoureux de Debout la France de Dupont-Aignan."

Le 27 mars 2018 dans Valeurs Actuelles commentaire de R. Menard signataire de l’appel d’Angers : "on veut tout bousculer, les partis politiques, ces dirigeants qui ne pensent qu’à eux et à leurs partis...".

Européennes 2019 : soutien public de R. Menard et de son épouse à la liste R.N conduite par Jordan Bardella, extrait d’une vidéo de soutien du maire de Béziers au candidat qui tenait un meeting à Cers : "seule la liste R.N répond explicitement comme il faut, à la question essentielle de l’immigration".

Fin octobre 2019 : rencontre entre François Xavier Bellamy (ex-candidat du parti L.R aux dernières européennes) et R. Menard qui constate de grandes convergences avec son ex adversaire aux européennes.

En conclusion dans la catégorie je dis tout et son contraire R. Menard peut concourir pour le titre de champion du monde du quartier de l’Iranget à Béziers.
Les militants et sympathisants du F.N ne devraient vraiment plus lui faire confiance !

Question bête : A ceux qui cherchent un sauveur suprême, pensez vous sérieusement que R. Menard soit la personne indiquée ?

 

... EN LE RENDANT INACCESSIBLE AU BITERROIS LAMBDA ?

Le sauvetage du centre-ville, de ses commerces et de ses commerçants est annoncé dans les articles du journal de propagande municipale, le JDB, comme la réalisation majeure de la municipalité biterroise.
Comparons cette affirmation avec la politique de stationnement mise en place.
Avant la mise en place du forfait post stationnement (FPS ex-procès-verbal PV) le 1er janvier 2018, les Biterrois ont laissé en 2017 1 649 907 euros de produit des amendes dans les caisses de la municipalité.
Depuis le premier janvier 2018 et la mise en place de la délégation de service public à la société EFFIA, il faut payer 30 euros pour 4 heures de stationnement sur les Allées Paul Riquet.

Qui à Béziers peut payer 30 euros pour faire ses courses en centre-ville alors que les parkings sont gratuits dans les grandes surfaces environnantes ?

On peut bien-sûr rajouter à ces questions de stationnement pour le commerce les problèmes de ceux qui travaillent en centre-ville et de ceux qui y résident, les coûts de stationnement étant sensiblement les mêmes.
De fait depuis début 2018 et la mise en place du FPS le centre-ville de Béziers offre le spectacle déroutant d’une zone tout voiture sans voitures. Ce tant pour les parkings de surface que pour les parkings souterrains.
Pire, dans une fuite en avant caractéristique de sa cécité la municipalité envisage la construction d’un parking payant place du général De Gaulle en 2022.

Question bête : toi qui es commerçant, résident, salarié dans le centre-ville de Béziers, toi qui as cru aux promesses électorales de R. Menard en 2014, qu’est ce qui peut te refaire voter pour lui en 2020 ?

OU COMBATTRE LES PAUVRES ?

L’automne 2018, en octobre, le magazine : L’Express publiait un classement national des agglomérations françaises où le taux de pauvreté est le plus élevé. Ce classement a été repris dans les pages régionales du Midi Libre et dans les colonnes de La Pieuvre du Midi.

L’agglomération biterroise vire en tête avec un taux de pauvreté de 27,7 %, alors que le même taux de pauvreté monte à 33,7 % dans la ville de Béziers.

Soit un tiers des habitants !

Une enquête aussi catastrophique après 4 ans de mandat, qui plus est publiée par un magazine pas particulièrement classé à gauche entraîne inévitablement une réaction du maire de Béziers.
Pour lui les raisons de ce classement sont évidentes :

• "Certains de mes prédécesseurs, pour de minables calculs politiques ont attiré à Béziers toujours plus de pauvres..."
L’agglomération de Béziers est donc championne de France de la pauvreté à cause des pauvres...
Même pour un maire à droite toute, il fallait oser...
C’est sans doute pour cela que le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) dégage chaque année de confortables excédents liés à la non-utilisation de lignes budgétaires pourtant votées en conseil municipal.
En parallèle la mauvaise foi assumée du maire libère la parole d’un fan club toujours prêt à commenter le communiqué municipal sur le site de la mairie.
Quelques extraits sélectionnés :
• "complot des pourris de journalistes...".
• "les médias sont vendus aux gauchistes...".
• "c’est la faute aux communistes...".
• "c’est Montpellier qui nous envoie ses pauvres...".

Question bête : toi qui est pauvre et qui est dénigré par ton maire, qu’est ce qui te fait voter pour lui ?

 

"L’Algérie ? Un apartheid qui ne disait pas son nom" R. Menard 1999

"Vive l’Algérie Française" R. Menard 2012

Dans un retentissant article intitulé Tête à clash paru dans le journal du dimanche (JDD) du 23 juin 2019, la journaliste Guylaine Idoux exhume la duplicité du maire de Béziers.

Sont cités des propos de R. Menard de 1999 parus dans La Gazette de Montpellier.
"L’Algérie ? Il ne faut pas idéaliser. Pendant les neuf ans que j’ai vécu en Algérie, à part les domestiques de mes parents, je n’ai jamais fréquenté ni même vu un seul arabe. C’est un petit apartheid qui ne disait pas son nom. Et encore aujourd’hui, dans ma famille, j’entends tenir des propos d’un racisme à vomir (...). Dés que j’ai commencé à réfléchir par moi-même, j’ai complètement rejeté tout ça".

On peut les comparer aux propos tenus par le même R. Menard en 2012 dans le livre pamphlet écrit en 2012 avec le journaliste Thierry Rolando : Vive l'Algérie française (22 pages) aux éditions Mordicus, dans la quatrième de couverture.
"Assez ! de mensonges sur le bilan de la colonisation, Assez ! de ces pétitionnaires professionnels toujours prêts à se mobiliser, Assez ! de cette presse qui continue de faire l’éloge des porteurs de valises, Assez ! de cette perpétuelle repentance, Alors oui, vive l’Algérie française !"

R. Menard pendant les élections municipales de 2014...

5 ans après cette déclaration d’intention, qui n’engageait que ceux qui ont pu la croire, il suffit de dérouler l’histoire du Centre Social Devèze Arc-en-Ciel pour se prouver que R. Menard n’est pas le maire de tous les Biterrois.

ÉPISODE 1 :

A Béziers, la décision emblématique qui signe l’exclusion de toute une population est la fermeture du Centre Social Devèze Arc-en-Ciel le 31 octobre 2015.
Le Centre Social Devèze Arc-en-Ciel dans le quartier du même nom à Béziers c’était :
• 22 ans de services à la population,
• Une résistance à l’effondrement de la barre HLM Capendeguy,
• La survivance à 3 mandatures Couderc.
Le Centre Social Devèze Arc-en-Ciel c’était surtout une équipe d’animation, des bénévoles, des parents, des enfants, des familles, totalement connectés à leur quartier.
Une population qui se prend en main, pour un Maire d’extrême droite, c’est louche !
Le prétexte du rapport de force engagé par le maire de Béziers vers la fermeture du Centre Social Arc-en-Ciel est un constat public du président de la structure qui dit regretter le fort taux d’abstention dans son quartier de la Devèze à la suite des élections départementales de mars 2015.
Ni plus ni moins !
Le président est convoqué illico presto dans le bureau du maire et se voit signifier la suppression de la subvention municipale déjà votée par le conseil municipal.
Quelques mois plus tard, fin 2015, la structure qui avait construit un budget sur la base de cette subvention ferme définitivement.

ÉPISODE DEUX :

Après un arrêt sur image de 2 ans et demi sans services rendus à la population, plus précisément début 2018, une nouvelle structure est portée sur les fonts baptismaux par la CAF, le département et l’agglomération.
Malgré la concession faite au maire de Béziers (c’est une association extérieure au quartier qui a pignon sur rue au niveau départemental, ce n’est plus une association de quartier) la mairie ne finance toujours pas.
Printemps 2018, la nouvelle structure gérée par l’association ADAGES ouvre ses portes. Elle se nomme : Mas des Rencontres.
Assez rapidement "Mas des Rencontres" trouve son rythme de croisière dans le quartier de la Devèze puisqu’après son premier bilan annuel en février 2019 elle indique avoir 224 inscrits dans ses activités.

EPISODE TROIS :

Octobre 2019, les élus de l’agglomération choisissent d’acheter le local situé en rez-de-chaussée du centre commercial pour pérenniser l’action du Mas des Rencontres.
Le lieu mis en vente par sa propriétaire est financé à 80 % par l’état le reste est payé par l’agglomération.
Le Maire de Béziers explique son non-financement : "la ville de Béziers ne participera jamais à la subvention d’associations dans ce lieu-là. Le choix de développer cet équipement à la Devèze n’a aucun sens. Il y a une maison de quartier, si la ville doit aider l’état à développer des choses dans le quartier, ce doit être à Albert Camus. Là c’est un choix irrationnel".

CONCLUSION : Maire de tous les Biterrois ?

R. Menard est le Maire de presque tous les biterrois :
- Sauf ceux qui regrettent l’abstention électorale,
- Sauf ceux qui ne lui sont pas inféodés,
- Sauf ceux qui prennent leur quartier en main,
- Sauf ceux qui ne vont pas dans les structures qu’il dirige,
- Sauf ceux qui vont dans les structures gérées par l’état et l’agglomération,
- Sauf ceux qui n’adhèrent pas à sa politique municipale...
Finalement ça fait beaucoup de biterrois exclus... Surement autant que les abstentionnistes recensés par le président d’Arc en Ciel !

Question bête : combien de temps les exclus vont continuer à s’abstenir ?

fou

"L’école sera la priorité de mon mandat". R. Menard

Le budget école pour la période 2015 – 2020 prévoyait 4,6 millions d’euros sur 5 ans.
Il était comparable au budget lumières et bien moindre que le budget accessibilité.
En octobre 2017, 1,8 millions d’euros d’investissements de ce maigre budget, avaient seulement été réalisés sur ce plan quinquennal, soit une moyenne de 600 000 euros par an pour toutes les écoles de la ville.
En mai 2018 un faux plafond de l’école Pellisson s’effondre, des panneaux municipaux annonçant de futurs travaux fleurissent le soir même sur les murs de plusieurs écoles.
A titre de comparaison le budget embellissement du centre-ville pour la même période 2015 – 2020 était de 26 millions d’euros.
En octobre 2017 toujours, prés de 12 millions d’euros d’investissements avaient été réalisés sur ce plan quinquennal, soit une moyenne de 4 millions par an pour le seul centre-ville.

Question bête : 4 millions par an pour l’embellissement du seul centre-ville et 600 000 euros par an pour toutes les écoles de la ville. Quelle est la véritable priorité de R. Menard ?

dessin ecole 3

Le social made in Menard.

En septembre 2017 la municipalité favorise la création de l’école privée du cours Fayet dans le quartier de la Devèze pour une petite quinzaine d’élèves.

Pour cette promotion d’une école quasi militarisée (salut au drapeau, port de l’uniforme), qui est présentée comme une alternative, combien de créations dans les écoles publiques du même quartier de la Devèze ?

fou

"Je serai le maire de tous les Biterrois" (R. Ménard mars 2014)

Mai 2014 soit deux mois après son élection...

La participation aux activités périscolaires dans les écoles de la ville est limitée aux seuls enfants dont les deux parents travaillent.
L’étude surveillée du matin est supprimée.

Pas de mise en place généralisée des temps d’activités périscolaires.

fou

Le budget annuel de la municipalité par élève en 2018 est environ de 30 euros, soit 265 000 euros par an. En comparaison la prestation versée à la société EFFIA pour la collecte des paiements de stationnement est de 508 000 euros par an.

Question bête : pour la municipalité les voitures valent elles plus que les enfants ?

couteau

La sécurité pour un service municipal, l’insécurité pour les autres... En 2019 à Béziers toujours, la police municipale comptait 106 agents pour 41 en 2013, soit une augmentation des effectifs de 158 %.

Dans la même période :

Le service administratif perd 15 postes (de 315 postes à 300) !

Le service technique perd 58 postes (1002 postes à 844) !

Le service social perd 32 postes (de 134 à 102 postes) !

Sécurité pour les uns, insécurité pour les autres, c’est la devise de la municipalité !

couteau

Le coût de la police municipale :

Les charges de personnel de la police municipale passent de 2 135 983 euros en 2014 à 5 640 044 euros en 2018.
Soit une progression de 174 % en 4 ans !

Constatez-vous 174 % d’insécurité en moins dans votre quotidien ?

couteau

L’insécurité ça rapporte... En 5 ans (entre 2014 et 2018) toutes polices confondues, les recettes des amendes ont augmentées de 546 790 euros.
Soit une augmentation d’un demi-million d’euros pour atteindre en 2018 : 1 649 907 euros.

D’après vous, qui a financé cette augmentation de recettes ?

couteau

Béziers a 106 policiers municipaux, soit 1 policier municipal pour 730 habitants (au 29 septembre 2019) / Montpellier a 183 policiers municipaux, soit 1 policier municipal pour 1542 habitants (septembre 2019)
Constatez-vous 2 fois moins de délinquance à Béziers ? / Constatez-vous 2 fois plus de délinquance à Montpellier ?

L’insécurité à Béziers dans une des villes les plus pauvres de France est avant tout sociale et économique. Cette insécurité là ne sera jamais résorbée par le libéralisme sécuritaire du maire.

bebegranderoue

Affirmation numéro 4 : "l’amortissement de la grande roue risque prendre longtemps".

(EVAB journal en ligne numéro 23 de mars 2018 article de Khan Did : Roro fait sa grande roue).

Une seule proposition d’exploitation de la grande roue a été reçue en mairie : celle de la société SAS SD Animations. Cette société est censée payer un loyer mensuel de 400 euros. 400 euros de revenus mensuels pour 800 000 euros de dépenses pour l’installation de la grande roue (voir affirmation numéro 1).

Les habitants de la ville de Béziers auront donc fini de rembourser l’investissement contracté en leur nom par la municipalité en 2180 ! Dans 161 ans...

bebegranderoue

Affirmation numéro 3 : "La grande roue, haute de 32 mètres, ouverte 7/7 jours de 10 h à 22 h (et même minuit l’été) va totalement changer l’environnement visuel du lieu".

(JDB numéro 78 juin 2018).

Même si elle n’est plus ouverte 7/7 jours de 10 h à 22 h (même l’été), la grande roue reste une verrue qui change effectivement l’environnement visuel du lieu. La grande roue est devenue un symbole inversé de la Ménardie : une tache, une verrue qui signe la vacuité du discours ménardien.

grande roue

Affirmation numéro 2 : "Faire un tour sur la grande roue c’est dorénavant un immanquable de Béziers".

(JDB numéro 79 juillet 2018).

Chacun aura remarqué les longues files d’attente pour accéder à la grande roue, les réservations nécessaires de longs mois à l’avance, les nacelles surchargées de visiteurs, l’attraction qui tourne jour et nuit...

bebegranderoue

Affirmation numéro 1 : "0 en euros la somme qu’a coûtée la grande roue à la ville".

(JDB numéro 79 juillet 2018).

Si nous additionnons les coûts des travaux de voirie qui ont permis l’installation de la grande roue en bas des Allées Paul Riquet :

Réfection du rond-point de la légion d’honneur, comblement de l’ancien passage souterrain pour accéder au Plateau des poètes, renforcement de la voirie pour supporter l’assise et le poids de la grande roue, nous arrivons à un total de 800 000 euros, payés par vos impôts.

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